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La terre avant l'histoire

Deux circonstance*, très diverses, sont aujourd'hui favorables à l'Histoire Universelle : le développement des études historiques, d'une part; de l'autre, les conditions or mondiales » de la vie des peuples.

Depuis près d'un siècle, des travailleurs de plus en plus nombreux — anlhropologisies, historiens, archéologues — ont poussé en tous sens leur enquête patiente, jusqu'au plus profond du passé humain. A la longue, la connaissance accablante du détail impose aux esprits le problème de l'ensemble ; et le besoin se fait sentir impérieusement d'un point de vue ordonnateur d'où l'on domine le temps.

Mais le travail des historiens, si désintéressé qu'il puisse être, n'obéit pas seulement à une loi interne : il subit, dans une certaine mesure, des influences extérieures. Or, s'il y a un phénomène caractéristique de l'époque actuelle, c'est la solidarité humaine sur toute la surface de la terre. Notre planète semble rapetissée par la rapidité des communications, et les nations civilisées ont des rapports si étroits, soit entre elles, soit — par une colonisation intensive — avec les peuples inférieurs, que, comme dans un organisme, tout retentit sur tout. ' Il y a une politique mondiale, une économie mondiale, une civilisation mondiale. Et cette unité visible des groupes

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