‹ La terre avant le déluge (volume 2)Chapitre 29 sur 53 · I. Commentarii Acad. Petersb.t tome XVII · texte numérisé non relu

I. Commentarii Acad. Petersb.t tome XVII

le débris d'animaux étrangers. Je rapporterai seulement ici les obserations que je dois à M. Argounof, parce qu'elles feront connaître la conrée où Ton a trouvé ces débris curieux, et la cause de leur longue conervation.

« Le pays arrosé par le Viloui est montagneux, toutes les couches de es montagnes sont horizontales. Elles renferment des schistes sélénieux et calcaires, et des lits d'argile mêlés d'un grand nombre de pyrites. )n rencontre , sur les rives du Viloui , du charbon de terre brisé ; il en xiste probablement une mine plus haut, près de ce fleuve. Le ruisseau e Kemtendol, qui avoisine une montagne entière de sélénite et de sel femme, et celle-ci une montagne d'albâtre, est à plus de trois cents erstes, en remontant le Viloui, du lieu où l'on a trouvé ce rhinocéros. )n voit près du fleuve un monticule en face de cette place. Elle a quinze oises d'élévation, et quoique sablonneuse , elle présente des couches le pierre meulière. Le corps du rhinocéros a dû être enterré dans un ^s sable graveleux, près de cette colline ; la nature du sol, qui est oujours gelé, a dû Vy conserver. La terre ne dégèle jamais à une grande profondeur près du Viloui. Les rayons du soleil amollissent le sol à deux Lunes de profondeur dans les places sablonneuses élevées. Les vallons, ►ù le sol est moitié sable et moitié argile, sont encore gelés à la fin de 'été, à une demi-aune de leur surface. Sans cela, la peau de cet animal it plusieurs de ses parties n'auraient pas pu se conserver aussi longemps. Cet animal n'a pu être transporté des pays méridionaux dans les entrées glaciales du Nord qu'à l'époque du déluge. Les chroniques les )lus anciennes ne parlent d'aucuns changements plus récents dans le ^lobe auxquels on puisse attribuer la cause de ces débris de rhinocéros 5t des os d'éléphant dispersés dans toute la Sibérie *. »

Dans Textrait qui précède des Voyages de Pallas^ l'auteur, pour 16 pas se répéter, nous dit-il, renvoie le lecteur à un mémoire )ublié par lui antérieurement, et inséré dans les mémoires Commentarii) de l'Académie de Pétersbourg. te mémoire, écrit m latin, comme tous les travaux de Tancienne académie de ^étersbourg, n'a jamais été traduit. Nous allons en donner la raduction.

Le mémoire de Pallas a pour litre : Sur quelques animaux

k la Sibérie, Après quelques considérations générales, Tauteur

uconte ainsi les circonstances de la découverte du Rhinocéros

ossile :

c Arrivé à Iakoutsk, au mois de mars de l'année 1772, une des prelières choses curieuses qui me furent présentées, ce fut la tête fossile 'un animal énorme, encore pourvue de sa peau naturelle, et à laquelle dhéraient môme de nombreux restes de muscles et de tendons. A sa

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