‹ La terre avant le déluge (volume 3)Chapitre 14 sur 49 · I. Otiemenbfimiles, tome IV (in4'), page 3î · texte numérisé non relu

I. Otiemenbfimiles, tome IV (in4'), page 3î

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Fig. 3. tchtbyaiaiire.

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(fig. 11); marins, lorsqu'ils ont dû habiter exclusivement la mer, comme les Cyprxa (fig. 12), les huîtres {Ostrea) (fig. 13).

Cyprsa elegans. Ostrea lirgula.

Tantôt les fossiles sont conservés en nature ou très-légèrement modifiés : tels sont les ossements que l'on extrait des cavernes les plus modernes ; tels sont encore les insectes que l'on trouve si admirablement enchâssés dans des résines fossiles qui les ont préservés de la putréfaction, et certains mollusques des terrains récents et même de terrains anciens comme les terrains jurassique et crétacé, qui ont gardé les couleurs et l'éclat nacré de leur coquille '. Tantôt ces débris sont aliérés, la matière organique ayant disparu en totalité ou en partie ; tantôt enfin, mais c'est le cas le plus rare, ils sont pétrifiés,

I. k Troufille (assiie Kimmi'ndgieniie) on trouTe, dans les ai^Ues et les marnes, de magnilJques Ammoniles, toutes éclatanles des couleurs de !a nacre. Dans l'argile du gauït (terrain crétacé) et surtout k Uachéroménil on trouve des Ancjlocerss et des Hamites, encore revStues d'une nacre i. reflets bleus, lerti et rouges, d'un effet admirable, A Glos, près Lisieui (Coral-rag) non-seulement les Ammonites, mais les Trigonias et les Avicules ont conservé leur nacre brillante.

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C0NSIDÏ3RATI0NS GÉNÉRALES. la

c'est-à-dire que, là forme extérieure étant conservée, les éléments organiques primitifs ont disparu et sont remplacés par des substances minérales étrangères, par de la silice ou du carbonate de chaux.

La géologie a su tirer aussi un parti très-important de certains débris fossiles dont la véritable nature a été longtemps méconnue, et qui ont donné lieu à de nombreux travaux, suivis de longues discussions ; nous voulons parler des coproUthes', Comme leur nom l'indique, les coprolithes (lig. 1 4) sont les excréments pétrifiés des grands animaux fossiles. L'étude de ces singuliers débris a beaucoup éclairé la connaissance des mœurs et de l'organisation physiologique des grands animaux antédiluviens. Leur examen a fait reconnaître des écailles de poissons, des dents, etc., Fig. 14. qui ont permis de déterminer de quelles espèces'^^""'"'* ''*'*'""''" se nourrissaient les animaux de l'ancien monde. Prenons un exemple. Les coprolithes du grand reptile marin qui porte le nom A'khlkyosaitre, contiennent des os d'autres animaux, en même temps que des vertèbres ou des phalanges d'Iclrthyosaure. Cet animal se nourrissait donc habituellement de la chair de ceux de son espèce, comme le font de nos jours presque tous les poissons et surtout les poissons voraces.

Les empreintes laissées sur l'argile ou le sable que le temps a durci et transformé en grès, fournissent au géologue une autre source de précieuses indications. Les reptiles de l'ancien monde, en particulier les Tortues, ont laissé sur des sables que le temps a changés en blocs pierreux, des empreintes qui représentent le moule exact du pied de ces animaux. Ces empreintes ont quelquefois suffi aux naturalistes pour reconnaître à quelle espèce appartenait l'animal qui les imprima sur l'argile humide. Les figures 15 et 16 représentent des empreintes de ce genre. La première contient des traces, ou pistes, sur lesquelles nous aurons à revenir plus loin; la seconde nous offre les traces de pas du grand reptile connu sous le nom de Labyrinthodon ou Cheirolkerium , pour rappeler

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