nu grec xôicpo;, eicrÉment, et iieo(, pierre
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It LA TEBRE AVANT LE DÉLDGE.
Fig. I s. Ilmpreinles de pus d'animsui rossllts.
Fig. tll> EmpreinleB de paa de Cheîrolherium, ou Ltbfrinthadaii
iji,iiizMs.Goo>^Ic
que les pattes de cet animal ressemblaient un peu aux mains de l'homme.
FIg. 17. Emprtlnte de pas
La figure 17 reproduit l'empreinte laissée sur les grès du comté de Dumfries (Ecosse) par des Tortues fossiles.
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Qu'il nous soit permis d'émettre h ce sujet une courte réflexiou. C'est en vain que l'iiistorien ou l'antiquaire parcourent aujourd'hui les champs de bataille grecs ou romains, pour y retrouver les traces de ces conquérants dont les armées ravagèrent le monde : le temps, qui a renversé les monuments de leurs victoires, a aussi effacé l'empreinte de leurs pas ; et de tant de millions d'hommes dont les envahissements semèrent la désolation sur l'Europe, il ne reste pas même l'empreinte d'un seul pied. Au contraire, a des
milliers de siècles, à la s i dans
l'enfance, ont imprimé s e leur
passage. Annibal et ses lordes
sauvages, ont passé sur t une
marque matérielle, et la ur les
rivages silencieux des mers primitives, a légué à la postérité savante l'image et l'empreinte d'une partie de son corps. Ces empreintes, nous les apercevons aussi distinctement sur le roc que les traces que laisse après lui, sous nos yeux, l'animal qui marche sur le sable humide, ou qui traverse la neige récemment tombée. Quelles graves réflexions éveille en nous la seule vue de ces blocs d'argile durcie qui reportent notre pensée aux premiers âges du monde; et combien les découvertes de nos archéologues, qui s'extasient devant quelque poterie grecque ou étrusque, doivent nous sembler mesquines à côté de ces véritables antiquités de la terre !
Les paléontologistes ' tiennent aussi très- soigneusement compte des sortes de moules que les corps organisés ontlaissés quelquefois dans les iîns sédiments qui sont venus les envelopper après leur mort. Beaucoup d'êtres animés n'ont pas laissé leurs propres débris en nature, mais on trouve leurs empreintes parfaitement conservées sur des grès, sur des calcaires, sur des argiles ou des marnes, sur des houilles; et ces moules suffisent pour faire discerner l'espèce à laquelle appartenaient ces êtres vivants.
Nous étonnerons sans doute nos lecteurs en leur disant que
I. La palionloîogie, comme l'indique son nom, lire du grec (nalaiét, ancien, SiTot, être, iirfoç, dissertation ou discours}, est la science qui s'occupe de l'élude des Êtres animés qui ont anciennement vécu sur notre globe.
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l'on possède les empreintes certaines de gouttes de pluie tombées sur le sol de l'ancien monde. Les empreintes de ces gouttes de pluie faites sur les sables s'y sont conservées par la dessiccation, et ces mêmes sables s'étant transformés plus tard
Fig. ts. Empreintei de gouttes de plaie oseiles trouvées aux Etats-Unis, d'après Vtconographrfromthesandstoneoï CannecticuCrioBripurK' J^Deane. ouvrage publié à BostoQ ea issl.
en grès solides et cohérents, ces impressions se sont ainsi maintenues jusqu'à nos jours. La figure 1 8 représente des empreintes
Fig. i». Ondulations Isisaées par les eam de l'ancien monde.
de ce genre recueillies aux Etats-Unis, et reproduites par la photographie. Il y a plus : les ondulations laissées par le passage des eaux sur les sables des mers du monde primitif se
sont conservées par le même mécanisme physique. La figure 19 représente les traces consolidées d'ondulations de ce genre, qui ont été recueillies en France, aux environs de Boulogne-sur- Mer'.
Hypothèse de l'incandescence des parties centrales du globe. —
Le feu central est une hypothèse fort ancienne. Admise par
Ton, elle a été confir-
Dmmes, par une foule
ne mine, on sent que appréciable, et qu'elle
s artésiens, quand ces l'accroissement de la
I, et dont la tempéraisos, comme pour les ^e à l'appui du même
Les volcans modernes sont une visible démonstration de la réalité du feu central. Les gaz échaulTés, la lave liquide et rou(çe de feu, qui s'échappent de leurs cratères, prouvent bien que les parties profondes du globe sont à une température prodigieusement élevée.
Le dégagement de gaz et de vapeurs brûlantes par les fissures accidentelles du sol, qui accompagnent les tremblements de terre, établit encore l'existence d'un centre incandescent à l'intérieur de notre globe.
Nous avons déjà dit que la température du globe s'élève de l* environ par chaque 33 mètres de profondeur au-dessous du sol. L'exactitude de cette observation a été vérifiée dans un grand nombre de cas, et jusqu'aux plus grandes profondeurs auxquelles l'homme ait pu faire parvenir des thermomètres, c'est-à-dire dans les puits artésiens. Comme on connaft exacte-
]. Ledême îail s'est préseclé d'une manière plus bancs provenant d'une carrière de grès infra-liasîque exploitée à Chalindrey (Haute-Marne). Ces bancs conserrenl, sur une large surface, les traces de l'ondulation des eaui, et bien plus, les empreintes des excréments de vers marins. On se croirait traosportë suc une plage de l'Océan au œement du reflux.
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ment la longueur du rayon de la sphère terrestre, on a conclu de la progression de cette température, en la supposant régulièrement uniforme, que le centre du globe doit être porté encore aujourd'hui à une température de 195000'. Aucune matière ne pouvant conserver son état solide à une température si excessive, il en résulte que le centre du globe et les parties voisines de ce centre, doivent être dans un état permanent de liquidité.
Les travaux de Wemer, de Hutton, de Léopold de Buch, de Humboldt, de Cordier, ont constitué à l'état de théorie cette hypothèse, qui forme la base de toute la géologie moderne.
Modi^ations de la surface du globe par les soulèvements ou les affaissements de sa croûte solide, résultant de l'état de liquidité de ses parties centrales. — Comme une conséquence de l'hypothèse du feu central, on admet que notre planète a été agitée par une série de commotions locales, c'est-à-dire par des ruptures de sa croûte solide, survenues à des intervalles plus ou moins éloignés.
Ces bouleversements partiels de sa surface avaient pour cause, conune nous allons l'expliquer, le refroidissement du globe.
La terre se refroidissant, la solidification de ses parties intérieures, primitivement liquides, faisait des progrès; une partie de la masse liquide intérieure se concrétait peu à peu. Mais presque tous les corps qui passent de l'état liquide à l'état solide, diminuent de volume. Dans les métaux fondus et qui re-. viennent, par le refroidissement, à l'état solide, cette diminution va jusqu'au dixième de leur volume. Donc, par l'eifet de la solidification des parties internes, l'enveloppe extérieure de la terre restait trop grande ; elle ne pouvait plus s'appliquer exactement sur la sphère intérieure, qui s'était rétractée en se solidifiant. Il se formait alors, dans l'enveloppe solide du globe, des rides , des plis , des affaissements , qui engendraient de grandes inégalités dans le relief du sol, c'est-à-dire qui produisaient ce que nous nommons aujourd'hui des chaînes de montagnes. ■
D'autres fois, la croûte solide du globe, au lieu de se rider et
de se plisser, se rompait sur une étendue plus ou moins grande.
* Il se produisait des fissures énormes, d'immenses ruptures de
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cette enveloppe extérieure. I^es substances liquides contenues à l'intérieur du globe, pressées ou non par les gaz qu'elles renfermaieat, s'éciiappaient bientôt par ces ouYertures béantes. Parvenue à l'extérieur, la matière de ces éruptions, en se refroidissant et se consolidant, formait des montagnes de hauteurs variables.
Il arrivait quelquefois, et toujours par la même cause, c'està-dire par suite du retrait intérieur occasionné par le refroidissement du globe, que des tissures plus étroites se produisaient dans l'enveloppe terrestre; des matières liquides incandescentes s'élevaient ensuite à l'intérieur de ces Ûssures, les remplissaient, et formaient au milieu des terrains ces longues et étroites traînées désignées aujourd'hui sous le nom de
C arrivait enfin qu'au lieu de matières fondues, telles que les granits ou les composés métallifères, il s'échappait à travers les fractures ou les crevasses du globe de véritables fleuves d'eaux bouillantes, chargées, en abondance, de divers sels minéraux, c'est-à-dire de silicates, de composés calcaires et magnésiens. Ces masses de sels minéraux, se réunissant d'abord à celles que renfermaient déjà les mers, et se séparant plus tard de ces mêmes eaux, se déposaient et composaient ainsi des terrains fort étendus, c'est-à-dire les terrains de sédiment.
Ces rides, ces plis et ces fractures de la croûte terrestre, qui ont cliangé l'aspect de sa surface et momentanément déplacé le bassin des mers, étaient suivies de périodes de calme. Pendant ces périodes, les débris arrachés par le mouvement des eaux à certains points du continent, étaient transportés en d'autres points du globe par le courant de ces eaux. En se déposant plus tard, ces matériaux hétérogènes accumulés finissaient par former de nouveaux terrains , c'est-à-dire des terrains de transport.
Telle est, en résumé, l'origine des montagnes, celle des roches éruptives, ainsi que des liions métaHiHires, celle des terrains de sédiment et des terrains de transport.
Ces quatre phénomènes : ridement et soulèvement de l'éeorce terrestre, — émission de matières ignées, — émergence d'eaux thermales chargées de sels minéraux , — décomposition des '
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roches superficielles par les eaux des mers et par les eaux pluviales,— production de dépôts sédimentaires, — oBt eonstamment marché de front pendant toutes les périodes géologiques qui se sont succédé jusqu'à nos jours. C'est à cette série de phénomènes complexes que l'écorce terrestre doit sa structure interne et externe, si variable et si compliquée.
On peut, d'après !es considérations qui précèdent, diviser les matières minérales qui composent notre globe, en trois groupes généraux, comprenant :
1° Les terrains cristallisés, partie de la croûte terrestre primitivement liquide par suite de la chaleur du globe et solidifiée à l'époque de son refroidissement ;
2* Les terrains sédimentaires, provenant des matières minéraies diverses déposées par les eaux de la mer, telles que la silice, les carbonates de chaux et de magnésie.
3' Les terrains éru/ptifs, cristallins comme les premiers et formés à toutes les époques géologiques, par l'éruption ou l'injection à travers tous les terrains, de la matière liquide qui occupe les parties intérieures de notre globe.
Les masses minérales qui constituent les terrains sidtmtntairts, forment des couches affectant entre elles un ordre constant de superposition , lequel indique leur âge relatif. La structure minéralogique de ces couches et les restes de corps organisés qu'elles renferment , leur impriment des caractères qui permettent de distinguer chacune de ces couches de celle qur la précède ou qui la suit.
il ne faudrait pas croire, cependant, que l'ensemble de toutes ces couches se rencontre, régulièrement superposé, sur tous les 'points de l'enveloppe de notre globe ; la géologie serait alors une science très-simple, et pour ainsi dire toute du ressort clés yeux. Par suite des fréquentes éruptions des granits, des porphyres, des serpentines, des trachytes, des basaltes et des laves, ces couches sont souvent interrompues, brisées et remplacées par d'autres. En certains points, toute une série de sédimentations et souvent plusieurs ont été déplacées par cette cause. La série régulière des terrains ne se retrouve donc presque jamais dans son ordre complet. Ce n'est qu'en combinant les observations recueillies par les géologues de tous les pays,
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qu'on est parvenu à superposer, suivant leur ancienneté relative, les diverses couches composant l'écorce solide de la terre, et dont voici le tableau, en allant de l'intérieur à la superficie:
TEHBAIN PRIMITIF.
TIRHAIN DB TRANSITION.
' Terrain silurien.
Terrain devonien. Terrain carbonifère.
. Terrain permien.
i Terrain triasique.
Terrain jurassique.
Terrain crétacé.
! Terrain éocène.
Terrain miocène.
Terrain pliocène.