PRÉFACE. .IV
nisés, idée contraire à ce qui nous est révélé dans la Genèse, est donc aujourd'hui effacée de la science.
Un autre accord important de la géologie et de la révélation biblique a été mis hors de doute par des travaux de date récente : nous voulons parler de la question de l'existence de la race humaine à l'époque du grand déluge de l'Asie occidentale. On a cru longtemps pouvoir battre en brèche le récit de Moïse concernant le déluge de Noé, en alléguant que l'homme n'est apparu sur la terre qu'après le grand ébranlement géologique qui produisit l'inondation des contrées situées au pied de la longue chaîne du Caucase. Les découvertes récentes de divers géologues, et surtout de MM. Boucher de Perthes» Larlet, Lyell, ont mis complètement hors de doute l'existence de l'homme à cette époque, prouvé que la terre était habitée avant le déluge asiatique par la race humaine, et justifié de cette manière le récit de l'historien sacré.
La géologie est donc loin de porter atteinte à la religion chrétienne, et l'antagonisme qui pouvait exisler autrefois ici, a feit place au plus heureux accord. Rien n'est plus propre que l'étude de la géologie à mettre en évidence l'éternité et l'unité divines. Elle nous montre, pour ainsi dire en action, la puissance créatrice de Dieu. Nous voyons l'œuvre sublime de la création se perfectionner sans cesse entre les mains de son divin Auteur. Au sinistre chaos succède un globe encore incandescent, qui se modèle en formes régulières, et se refroidit assez pour donner accès à la vie organique. Nous le voyons s'épurer, se perfectionner sans cesse. Sa brûlante surface, d'abord rugueuse et nue, se couvre peu à peu et se décore d'arbustes et de forêts; les continents et les mers prennent leurs limites définitives ; les fleuves et les rivières coulent entre des rives tranquilles, et la terre revêt enfin son aspect actuel de magnificence et de trani^uillité. Nous assistons, d'autre part, aux
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