G. N.) (1/3 G. NO
PÉRIODE CARBONIFERE.
fig. 80), le Sphenophyllum dentatum et VAsterophyllites foliosa (%• 81)..
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Fig. 78. Sigillaiia laevi{:ata. (1/3 G. N.) Fig. 79 Sigillaria pachyderma. (1/3 G. N.)
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Fis. SU. Annulaui brcviiolia.
Fig. 81. Asterophyllites foliosa. (G. N.)
Nous représentons dans la figure 82la restauration de Tun de ces Asterophyllites, le Sphenophyllum, d'après M. Eug. Deslong-
champs. Cet arbre herbacé, comme les Calamités, devait présenter l'aspect d'une immense asperge. On le voit représenté ici avec ses rameaux et ses frondes, qui ressemblent à des feuilles de
l'ig. b2. b[)kenopliyilum restaure. ^8 à y mètres.)
gincko.Le bourgeon, ainsi que le représente la figure, est terminal, au lieu d'être axillaire, comme dans certains Calamités. Si, pendant la période houillère, le règne végétal était à son
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apogée, le règne animal, au contraire, était très-pauvre. On a découvert, en Amérique et en Allemagne, les restes, consistant en portions de squelette et empreintes de pas, d'un reptile qui a reçu le nom d'Archegosaurus. La figure 83 représente la tête et le cou de VArchegosaurus miaor, trouvé en 1847 dans le bassin houiller de Saarbruck, ville située entre Strasbourg et Trêves.
Fig. 83. Archegosaurus minor (,tète et cou). (1/2 G.N.)
On peut citer encore, parmi les rares animaux de cette période, quelques poissons analogues à ceux du terrain devonien (Holoptychius et Megulichthys), lesquels sont armés de mâchoires et de dents énormes. Quelques insectes ailés venaient s'adjoindre à ce mince cortège d'êtres vivants.
Il est donc vrai de dire que les immenses forêts et les marécages remplis d'arbustes et de végétaux herbacés, qui formaient, sur les nombreuses îles de cette époque, un tapis épris et touffu, étaient presque vides d'animaux.
On a essayé de reproduire l'aspect de la nature pendant cette période sur la planche 84, qui représente un marécage et une forêt de la période houillère. On y voit une végétation courte et serrée, une sorte de gazon composé de fougères herbacées et d'équisétacées. Divers arbres de haute futaie s'élèvent audessus de cette végétation lacustre.
Voici l'indication exacte des espèces végétales représentées
sur cette planche, qui a été exécutée, comme la précédente, sous la direction de M. Eugène Deslong-champs.
A gauche se voient les troncs nus d'un Lepidodendron et d'un Sigillaria: une fougère arborescente se dresse entre ces deux troncs. On voit au pied de ces grands arbres, une fougère herbacée et un Stigmaria, qui étend dans l'eau ses longues racines ramifiées et pourvues de spores reproducteurs.
A droite, le tronc nu d'un Sigillaria, arbre dont le feuillage est encore inconnu, un Sphenophyllum et un Conifère. Il est difficile de préciser l'espèce de cette dernière famille, dont les empreintes sont, comme chacun a pu le reconnaître, trèsabondantes sur les houilles.
On voit en avant de ce groupe deux troncs brisés ou renversés de Lepidodendron et de Sigillaria, mêlés à un amas de végétaux en voie de décomposition, et qui vont former un riche humus, sur lequel se développera bientôt toute une nouvelle génération de plantes. Des fougères herbacées et des bourgeons de Calamité sortent de l'eau du marécage.
Dans l'eau se voient aussi les poissons propres à la période houillère, et le reptile aquatique Archegosaurus , montrant sa tète longue et pointue, la seule partie du corps de cet animal que l'on ait encore trouvée. Des bourgeons de Calamité sortent aussi de l'eau du marécage-, un Stigmaria y étend ses racines. Les jolies Asterophyllites dressent au-dessus de l'eau, au premier plan, leurs tiges finement découpées.
Une futaie composée de Lepidodendrons et de Calamités forme l'arrière-plan du tableau.
Mode de formation des couches de houille. — La houille, avonsnous dit, n'est autre chose que le résultat de la décomposition partielle des plantes qui couvraient la terre pendant une période géologique qui a été d'une durée immense. Personne aujourd'hui ne met en doute cette origine. On trouve fréquemment, dans les mines de houille, de menus débris de ces plantes mêmes dont les troncs et les feuilles caractérisent le terrain houiller, ou carbonifère. Plus d'une fois on a rencontré, au milieu d'un banc de houille, d'immenses troncs d'arbres. C'est ce que l'on a vu, par exemple, dans la mine de houille du
PÉRIODE CARBONIFERE.
Treuil, à Saint-Etienne. La figure 85 reproduit un dessin qui a été pris par M. Ad. Brongniart dans cette mine; les arbres
Fig.- 85. Mine du Treuil, à Saint-Étienne.
(Lepidodendrons) ne sont pas mêlés à la houille même, mais à la couche de terrain qui la recouvre.
En Angleterre, dans TAmérique du Nord, on a trouvé de même des arbres entiers traversant les couches de houille, ou qui leur étaient superposés.
« Dans la houillère de Parkfield-Colliery, dit M. Lyell, dans le Staffordshire méridional, on a mis à découvert, en 1854, sur une surface de quelques centaines de mètres, une couche de houille qui a fourni plus de soixante-treize troncs d'arbres garnis encore de leurs racines. Quelques-uns de ces troncs mesuraient plus de 3 mètres de circonférence; leurs racines formaient en partie une couche de houille épaisse de 25 centimètres, reposant sur un lit d'argile de 50 millimètres, audessous duquel était une seconde forêt superposée à une bande de
houille de 60 centimètres à 1 mètre 50 centimètres. Au-dessous existait une troisième forêt avec de gros troncs de Lepidodendrons , de Calamités
et d'autres arbres '. »
Dans la baie de Fundy (Nouvelle-Ecosse), M. Lyell a trouvé, sur une épaisseur de houille de 400 mètres, 68 niveaux différents, présentantles traces évidentes de plusieurs sols de forêts dont les troncs d'arbres étaient encore garnis de leurs racines.
Nous chercherons à établir ici avec beaucoup de soin la véritable origine géologique de la houille, afin de ne laisser aucun doute dans l'esprit de nos lecteurs sur une question aussi importante.
Pour expliquer la présence de la houille au sein de la terre, il n'y a que deux hypothèses possibles. Ces débris végétaux peuvent résulter de l'enfouissement de plantes qui auraient été amenées de loin et transportées par les fleuves ou les courants maritimes, en formant comme d'immenses radeaux, qui seraient venus s'échouer en différents lieux, et auraient été plus tard recouverts par des terrains nouveaux ; — ou bien les plantes qui composent la houille sont nées sur place : elles résulteraient, dans cette seconde hypothèse, de la décomposition, accomplie sous terre, d'une masse accumulée de végétaux qui sont nés et qui ont péri dans les lieux mômes où on les trouve. Examinons chacun de ces deux systèmes d'explication.
Les couches de houille peuvent-elles résulter du transport par les .eaux et de l'enfouissement d'immenses radeaux formés de troncs d'arbres? Cette idée a contre elle la hauteur énorme qu'il faudrait supposer à ces radeaux pour en faire des couches de houille aussi épaisses que celles dont les lits successifs composent nos mines de charbon. Si l'on prend, en effet, en considération le poids spécifique du bois et son contenu en carbone, on trouve que les dépôts houillers actuels ne peuvent être que les 7 centièmes environ du volume primitif du bois et autres matières végétales qui leur ont donné naissance. Si l'on tient compte, en outre, des nombreux vides résultant nécessairement d'un entassement irrégulier de débris dans le radeau supposé, on reconnaît que la houille, qui a été formée par des plantes d'un poids spécifique peu considérable, ne peut guère