BASSINS UOUILLERS PRINCIPAUX. PRODUCTION ANNUELLE
du pays de Galles. . . . Tonnes.
du Derbyshire i
/(es Britanniques, . . { du Staflbrdshirc 65 000 000
do Newcastle \
de l'Ecosse ,
du Nord et du P.-de-Calais
de la Loire i
France { de Saône-et-Loire. ... 6 000 000
derAUier \
du Gard '
du couchant de Mons.
, du Centre ,
^«^'9«« ideCharleroi } 8000000
de Liège
de Sarrebruck
, de la Rhur .
Prusse et AUemagtie.i jelaSilésie i 6000000
de Tharand en Saxe. .
Autriche | de la Bohème | 900 000
i des Asturies i
^'P^'S^ j de l'Andalousie }
des Allcghanys
États-Unis ( ^"^ Tennessee et de la ^ lOOOOOOO
Peiisylvanie
de rillinois
Le bassin liouiUer de la Belgique el du nord de la France forme une zone presque continue depuis Liège, Namur, Cliarleroi et Mons, jusqn'ù Valenciennes, Rouai et Bâlliune. Les couches de liouillc y sont au nombre de cinquante i cent dix, ot d'une épaisseur couijirise t:nlru 0'",25 cl S tu(;lres.
Les quelques bassins liouîllers qui sont disjKsrsiis au-dessous des terrains secondaires du centre et du midi de la France offrent des couches moins nombreuses, plus épaisses et moins régulièrement slratiliées. Les deux bassins de Saône-et-Loire, ■ dont les principaux centres d'exploitation sont le t^reuzot, Bianzy, Alontchunin, Ëpinac, ne renferment pas plus de dix couches; mais, parmi ces couches, il en est qui alleignent IC, 30 et môme 40 mëli'es d'épaisseur, comme ù hlonlchanln. I.c bassin houîller de lo Loire est celui qui contient la plus grande épaisseur totale de couches de houille. Ces couches y sont au nombre de vingt-cinq.
Les principaux bassins de la France, après ceux du Nord, de Sadne-et-Loire et de la Loire, sont les bassins de l'Allier, oit se trouvent les couches puissantes exploitées i Commenlry et Bezenet; le bassin de llrassac, qui commence au conHuent de l'Allier et de l'Alagnon ; le bassin de l'Aveyron, connu par les
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il Jca cmkIie* da toaill*.
exploilatJons de Uecazevitle et d'Aubin ; le bassin du Gard et de la Grand'Combe. Uulre ces bassins principaux, il en est un
PÉRIODE HOUILLÈRE. loi
grand nombre de petits moins importants, et dont l'exploitation fournit annuellement à la France 6 à 7 millions de tonnes de houille.
Les couches de houille sont rarement dans la position où elles ont été produites, qui est riiorizontâlité. Elles sont, en général, très-tourmentées, par suite des nombreuses dislocations qu'elles ont subies. On les voit rompues par des failles, contournées, parfois repliées sur elles-mêmes en zigzag. I^ figure 82 est un exemple des ploiements qui affectent tout l'ensemble des couches houillères du bassin de la Belgique et du nord de la France, ploiements qui permettent aux puits verticaux qui servent à l'extraction de la houille de traverser plusieurs fois les mêmes couches.
cra^
PERIODE PERMIENNE.
La terre continuant à se refroidir, des fractures se produisirent dans l'épaisseur de sa croûte consolidée. Par les larges ouvertures demeurées béantes à la suite de ces ruptures, les matières liquides ou demi-liquides, renfermées au-dessous de la couche consolidée, se firent jour et s'élevèrent lentement à l'extérieur, en formant des dômes, ou éminences, qui offraient assez exactement l'aspect d'un dé à coudre. Le porphyre est la substance qui fut ainsi mise à jour.
On nomme porphyre une variété de granit qui diffère de cette dernière substance, en ce que les éléments qui le composent , le quartz, le feldspath et le mica, sont noyés dans une pâle non cristalline, agglutinant, réunissant en une masse continue les cristaux de quartz, de feldspath et de mica, qui sont presque isolés dans le granit. La pAte des porphyres est essentiellement composée de feldspath et d'une quantité plus ou moins gi*ande de silice, sur laquelle se dessinent ordinairement des cristaux feldspathiques plus ou moins volumineux. La variété de leurs caractères minéralogiques, l'admirable poli qu'ils peuvent acquérir et qui leur prête un aspect éminemment favorable h l'ornementation, donnent aux porphyres une importance industrielle et artistique qui serait plus grande encore si la dilficulte de les tailler n'en rendait le prix très-élevé*.
Les montagnes porphyriques qui, à la un de la période de transition, s'élevèrent peu à peu de l'intérieur du globe, étaient encore brûlantes, et leur surface était par conséquent impropre
1. En France, les roches porphyriques percent sur diverâ points, mais elles ne sont abondantes que dans la partie nord -est du plateau central et dans quelques parties du midi. Klles forment des montagnes de Torme conique, offrant presque toujours sur leurs lianes des dépressions coiisi<i6ral»1cs; dans les Vosges, elles altuignoni jusf|u'à KNN) et lf>(N) mètres d'élévation. Nous reviendrons du reste sur ce sujet & la fln du volume.
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encore à la vf^gélad'on. Elles se dressaient donc arides et nues, comme des rochers abrupts, sur la lerre rouverte en d\iutres parties de la riclu^ végétation de lepoque houillère.
Sur le dernier plan de la figure 83, qui représente uue vue idéale de la terre pendant la période permienne, on voit une série de ces dômes porphyriques récemment soulevés. Du milieu de la mer s'élance une éruption de la même origine, mais exhalant d'autres produits : c'est une S4»rte de trombe de gaz d'eau et de vapeurs qui, soulevant la masse liquide, Tait jaillir une. colonne d'eau vaporisée. Arrivée à une certaine hauteur, celte vapeur d'eau se condense et retombe en pluie. Enfin, comme Tévaporation de si grandes masses d eau s'accompagne nécessairement d'un énorme dégagement d électricité, c'est au milieiï des éclats de tonnerre et des brillantes luc^urs des éclairs que S4» produisaient ces imposantes scènes du mondt* primitif.
Pendant la période permienne, les espèces végétales v.i animales étaient à peu près les mêmes que celles qui sont propres à la période houillère. M. Ad. Brongniart a trouvé les formes de la flore permienne intermédiaires entre les formes de la période carbonifère et celles de la période qui va suivre.
Comme plantes airacléristiques de la végétation permienne, nous citerons : parmi les fougères, le spfieiwpteris dictwtomay le pecopterix Martwsii^ le ncvropteris ttnuifolia; parmi les équisétacées, le calamités gigas; parmi les lycopodiaa'es, le lepUlo- (Ufidrotieloiigalum; parmi les aslei*ophyllitéei$, YanwUaria flofnblinda; parmi les conifères, les xoalchin Scidotheimiiei SUmbergii; parmi les nœggerathiées, grands arbres d'une famille intermédiaire entre les cycadées et les conifères, le nœggerathia expansa^ dont la figure 84 représente un rameau fossile. Les psavonius étaient de grands arbres, qui, avec le nœggerailiiay composaient alors la haute végétation.
Les mers permiennes, outre les animaux en très-petit nombre qui sont caractéristiques de la période houillère, renfermaient surtout deux genres de reptiles probablement amphibies et assez semblables à nos cnx!odiles : r/étaient lf\s twthosaurus et protorosaurus.
Dans ces mers étaient encore de nombreuses espèces de poissons ganoïdes et placoides (palœaniscuSy plaiyswmiSy etc.); plu-
io«.
sieurs espèces de mollusques et surtout <tes brachyopodes. Mentionnons les derniers producim pnrmi lesquels les productjis hamdm (fig 85) et acukalm sont les plus caracléris-
t'i)). tS. Kaggcnlhli cipanu.
tiques; des spirifei; noiammuni le sphifn- vmMtUus; srgnaluns enfin l'upparilion de quelques huîtres, mais encore en très-petit
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nombre. Le fmeslrclla représente les mollusques bryozoaires. Il y avait aussi cjuclques zoophylc^s (|ui n*nvaicnt pas apparu jusqu'alors.
La planche 83 (page 103) représente, avons-nous dît, une vue idéale de la terre pendant la période permienne. Au fond est un rideau de montagnes porphyriques récemment soulevées , et pour ainsi dire encore fumantes. A gauche, une éruption de matières gazeuses et d'eau vaporisée. Sur le rivage, h droite, s'élèvent les grands végétaux propffes à cette période, c'est-à-dire les psaroniuSy avec leurs troncs élancés et leurs Teuillages découpés, quelques cycadées et quelques fougères. Au bord de la mer, et mis à découvert par la marée basse, on aperçoit les mollusques et zoopliy tes propres à cette période , tels que les productus et les spirifer.
Terrain j^ermim. — Nous venons d'esquisser la physionomie de la terre à Tépoque permienne. Quels sont les gttes, la puissance, la constitution minéralogique du terrain qui s'est formé sous les mers de cette période ?
Les géologues ont divisé les terrains de cet Age en trois groupes, qui sont, en allant de bas en haut :
!• Ijc nouveau grès rouge; 2' le zeclislein; 3" le grès ties Vosges,
Le nouveau grès rouge , dont Tépaisseur moyenne est de 100 à 200 mètres, existe dans une grande partie de l'Allemagne, en Angleterre, dans les A'osges, etc.; il ne renferme que de rares fossiles : ce sont des troncs silicifiés de coniieres, quelques empreintes de fougères et de calamités.
Le zeclistein (pierre de mine)^ terrain ainsi appelé par les Allemands à cause des nombreuses mines que l'on rencontre dans ses diverses couches, ne présente en France que quelques lambeaux insignifiants; mais il atteint en Allemagne et en Angleterre une épaisseur de 150 mètres. Il se compose de calcaires magnésien, argilifère, bitumineux : ce dernier est noirâtre et fétide. Les roches subordonnées sont des marnes, du gypse, du sel gemme, enfin des schistes bitumineux inflammables, qui se rencontrent en grandes proportions dans le pays de Mansfeld en Thuringe, parmi les minerais de cuivre gris argentifère et plombifère qui sont l'objet d'une vaste exploitation, lezedisuin^
que l'on désigne quelquefois en France sous le nom de schiste cuivreux^ renferme les fossiles, animaux et végétaux, dont nous avons parlé plus haut.
Lo grès des Vosges, linlilUK^IIemonl rolorr on rougo, el dont répaisseur peut alI^T jus(|n7i 100 ou 150 métros, compose toute la partie septentrionale des montagnes des Vosges, oii il forme d'assez nombreuses sommités plates, qui sont les témoins d'un ancien plateau entamé par les eaux courantes. 11 ne contient que quelques rares débris de végétaux.
La France, l'Angleterre, TAllemagne ne présentent que des affleurements très-peu nombreux du terrain permien, si on les compare à Timmcnse étendue qu'il occupe dans la partie orientale de la Russie d'Europe. C'est du nom de la province de Perm, qui forme une grande partie de la Russie d'Europe, que l'on a tiré le nom de permien^ pour la période et pour le terrain qui nous occupe. Ce terrain, qui se compose, dans cette partie de la Russie, d'une puissante alternance de calcaires, de marnes et de grès, renforme des productus, dos fougères et même des reptiles et dos poissons analogues à ceux du zochstein de l'Europe occidentale. On trouve dans le même terrain du gypse et du sel gemme, affleurant le sol, et que l'on exploite en grand.
Il ne nous reste, pour terminer ce qui conc(M*ne la période permienne, qu'à signaler l'étendue géographique dos mors ot des continents à cet Age du globe.
Les mers couvraient alors une partie de la place occupée au • jourd'hui par la chaîne des Vosges; elles s'étt^ndaient par la Ravière rhénane et le grand-duché de Hade, jusquen Saxe el en Silésie. Elles communiquaient d'un côté avec la mer triasique qui occupait le centre de l'Angleterre, et de l'autre avec la mer triasique de Ru.ssio.
Dans le reste de l'Europe, les continents ont peu varié depuis les périodes primitives devonienne et houillère. En France, le plateau central formait une grande tle qui s'étendait vers le* sud, probablement jusqu'au delà des Pyrénées; une autre tle se composait du massif breton. En Anglelorre et en Russie, les continents s'élargissent considérablement vers l'est. Les points
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littoraux de la Thuringe et de la Saxe semblent prouver qu'il existait sur ces points des parties continentales immergées. Enfin, il parah i\\\h la fin do I époque c«irbonirère le continent belge vosgien s'étendait depuis les départements du Pas-de- * Calais et du Nord, en France, traversant toute la Belgique, probablement jusque bien au delà du Rhin.