‹ La terre avant le déluge (volume 5)Chapitre 42 sur 42 · EPILOGUE. ii · texte numérisé non relu

EPILOGUE. ii

à l'animal le mouvement, le sentiment et rintelligence ; à l'homme, en outre de ces dons multiples, In faculté de la raison, doublée elle-même de l'idéal, se réserve peut-être de créer un jour, à côté de l'homme, ou après lui, un être supérieur encore. Cet être nouveau que semblent avoir pressenti la religion et la poésie modernes, dans le type éthéré et radieux de l'ange chrétien, serait pourvu de facultés morales dont la nature et l'essence échappent à notre esprit, et dont nous ne pouvons pas plus concevoir la notion, que l'aveugle-né ne conçoit les couleurs, ou le sourd-muet les sons.

On doit se contenter de poser, sans espoir de le résoudre, ce problème redoutable. Ce grand mystère, selon la belle expression de Pline « est caché dans la majesté de la nature, » latet in majesUUe naturXy ou pour mieux dire, dans la pensée et la toute-puissance du Créateur des mondes qui forment l'univers.

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