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tion inutile du gibier. Mais, en dépit de cette restriction du législateur, le Pare National, où jamais les armes à feu n'avaient retenti avant l’arrivée des blancs, a été envahi depuis lors par des légions de chasseurs et de trappeurs, qui font chaque année d'immenses hécatombes de fauves. C’est surtout en hiver qu'ils se livrent à leurs exploits, quand, par une neige épaisse, l'élan et le bison deviennent des proies faciles. Le capitaine Ludlow assure qu'en un seul hiver environ 2000 élans furent massacrés dans un rayon de 15 milles autour de Mammoth Springs. La peau de ces animaux, qui représente une valeur de deux à trois dollars, est seule convoitée; le reste est abandonné aux loups.
M. Haupt assure que, dans l'hiver de 1881 à 1882, 5000 peaux d'élan furent expédiées vers les marchés de lEst, sans compter les peaux de castor et autres fourrures qui furent capturées dans les mèmes proportions. J'ai entendu un sportsman de Chicago se vanter d'avoir tué en deux jours six femelles d'élan, uniquement pour sa satisfaction de chasseur !.
A. Un de mes compatriotes, grand ‘chasseur devant Dieu, parcourait en 1876, dans le cœur du Colorado, une région plus méridionale des montagnes Rocheuses; là aussi c’est une guerre à outrance : les chasseurs lui ont dit, et ceci
La continuation d’un pareil carnage aura pour résultat rapide et inévitable l’extermination du gibier. Il serait temps d'y mettre fin en envoyant quelques compagnies de soldats qui feraient la police du Parc. Ce domaine n'est-il pas le seul teiritoire de l’Union où la faune ait droit à la protection du gouvernement? La présence inoffensive d’intéressants animaux n'est-elle pas un des principaux charmes de ce parc réservé à l'agrément des promeneurs et à l'étude des savants? Le bassin de la Yellowstone, longtemps ignoré des hommes, et qui doit à son isolement une des faunes les plus riches et les plus variées de l'Amérique septentrionale, se prête admirablement à la conservation d’intéressantes espèces animales qui ont disparu des autres contrées du Nouveau Monde devant l’envahissement de la civilisation. Entourés partout d'une ceinture de
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lui a été répété partout, que, « si le gibier doit être exterminé, ils veulent en avoir la plus grande partie possible. Ainsi, depuis trois ou quatre ans, on tue pour la peau. Les mouflons sont trop rares pour être recherchés dans ce but, mais la peau d’un e/k vaut de deux dollars et demi à quatre dollars, et, pour l'avoir, on ne regarde pas à perdre 300 à 500 livres de viande délicate qu'on laisse aux loups à dévorer. C’est ainsi que le buffle s’est fait si rares l’ek ou wapiti le devient chaque jour davantage; le cerf mulet et lantilope ne tarderont pas à diminuer considérablement aussi. » Ma vie nomade aur montagnes Rocheuses, par le baron Arnold de Woelmont. Paris, Firmin Didot, 1878.
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HISTOIRES DE PÊCHE ET DE CHASSE 313 hautes montagnes, ces plateaux offrent d’excellents pâturages à l'élan, au renne, au cerf, au bison; il serait infiniment regrettable pour la science que ces nobles animaux ne fussent pas protégés contre les chasseurs de fourrures, dans les domaines mêmes que la nature semble leur avoir préparés pour les sauver d’une extinction définitive.
La faune du Parc National a été étudiée avec soin par M. George Bird Grinnel, un des savants qui furent attachés à l'expédition du capitaine Ludlow, organisée sous les auspices du département de la Guerre. Son rapport présente un tableau aussi complet que possible des mammifères et des oiseaux propres à cette région !.
4. Report of a reconnaissance from Carrol, Montana, to Yellowstone National Park.
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