‹ La terre du ChristChapitre 22 sur 23 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

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Nul au monde ne peut être plus passionné pour le tombeau de Jésus-Christ, que son Vicaire.

Or, le Saint Sépulcre, le Golgotha et la voie douloureuse qu'on honore aujourd'hui sont apocryphes.

Que Votre Sainteté fasse vérifier mes assertions.

Les quatre Evangélistes sont unanimes sur le lieu où Jésus fut sacrifié et sur celui de sa sépul-r ture : le Golgotha, ou mont du supplice, en hébreu ; lieu du crâne en grec ; Calvaire en latin ; Chaumont ou mont chauve en français.

Le Golgotha de FEvangile est identique au Goath de l'Ancien Testament.

L'allemand KrafFt, cité par Fergusson (.4 n Essay on the ancien topography of Jérusalem, p.8i.), l'a prouvé. (V. Jérémie xxn. 39.) « Le cordeau s'étendra

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encore jusqu'à la colline de Gareb, fera un circuit du côte' de Goath. »

D'après Esdras (m, 28), et Rois (xi, 16), Goath était proche de la porte du Cheval et celle-ci située près du temple et au Nord.

Pour donner à Votre Sainteté un exemple pris de son Palais, je dirai que le véritable Golgotha s'élevait à la cortile du Belvédère et qu'on le montre aujourd'hui à la sacristie de Saint-Pierre.

Or, l'emplacement du Golgotha détermine celui du Sépulcre. « Dans le lieu où Jésus avait été crucifié il y avait un jardin, et dans ce jardin un sépulcre neuf.

« Ce fut là qu'ils déposèrent Jésus, caria préparation commençait le soir même et le sépulcre était proche. »

Jusqu'à la conversion de Constantin, aucun texte ne mentionne le Golgotha, sauf Josèphe qui le désigne comme le grand cimetière des Juifs (V. 9, 1.)

L'incendie du Temple par Titus, la défaite de Barcokéba, et la ruiiie complète de Sion par Adrien voilent, de leur tourbillon de désastres, le sort des lieux saints. Turanus Rufus, gouverneur de Judée, fit passer la charrue sur l'emplacement du Temple. Puis, on éleva sur le Moriah un temple à Jupiter et un autre à Vénus, et celui-là au lieu même du Saint Sépulcre.

Eusèbe, le fondateur de l'histoire ecclésiastique r est l'irrécusable témoin de la tradition.

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ce Ces impies et ces profanes s'étaient follement imaginé qu'ils enseveliraient la vérité de ce mystère sous le monceau de terre et de pierres dont ils allaient combler ce saint tombeau. Ils y en apportèrent donc une prodigieuse quantité, pavèrent la surface et élevèrent, au-dessus un tombeau, non pour y recevoir les corps, mais pour y perdre les âmes. Je veux parler d'une obscure caverne qu'ils y bâtirent au démon de l'impureté; en l'honneur de Vénus ; Depuis, ils y offrirent de détestables sacrifices...

« Enfin, Constantin ne pouvant supporter plus longtemps qu'un lieu si saint eût été couvert d'ordures et comme enseveli dans l'oubli par les artifices des ennemis de la foi, ordonna d'enlever ces immondices, afin de le rendre le plus magnifique et le plus éclatant qu'il y ait sous le soleil ; il n'eut pas plutôt donné Tordre de raser ces édifices que le culte abominable disparut. L'empereur ne fit pas seulement abattre le sanctuaire consacré à l'idole de l'impureté, il en fit jeter au loin les démolitions, ordonna de creuser la terre souillée et de la transporter ailleurs.

« Constantin n'eut pas plutôt donné Tordre et on n'eût pas plutôt creusé jusqu'à V ancienne hauteur du terrain que Ton vit, contre toute sorte d'attente, le très saint et très auguste tombeau d'où le Sauveur était autrefois ressuscité.

« C'était une chose étonnante de voir le rocher se dresser dans un lieu nivelé. »

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L'évêque de Césarée nous a conservé la lettre de l'empereur à Macaire, évêque de Jérusalem.

« La grâce que le Seigneur nous a faite est si extraordinaire et si admirable qu^il n'y a point de parole qui la puisse dignement exprimer.

« En effet, qu'y a-t-il de si admirable que l'ordre de la Providence par lequel il a caché sous terre> pendant si longtemps, le monument de la Passion ?

« Je n'ai rien de plus à cœur qued'embellir par de magnifiques bâtiments ce lieu (le Moriah) qui était déjà saint et a été encore sanctifié par les marques de la Passion et qui a été déchargé par mes soins du poids d'une idole dont il était chargé. »

Le i3 septembre 335, sous le consulat de Constance et d'Albin, eut lieu la dédicace solennelle et qui dura huit jours, des deux monuments : l'Anastasis, qui contenait le Saint Sépulcre, et le Martyrion, basilique édifiée à l'opposé du tombeau et exposée à l'Orient.

« Le tombeau près duquel l'ange avait annoncé autrefois le mystère de la Résurrection, fut, 'avant tout, enrichi de divers ornements.

« La magnificence de l'Empereur parut d'abord dans la beauté des colonnes dont il fit embellir le lieu de la Résurrection de Notre Maître.

« On allait de ce tombeau à une place de vaste étendue pavée de belles pierres et embellie de trois galeries élevées sur trois côtés. »

Une lettre de saint Jérôme vient à confirmation.

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« Depuis le temps d'Adrien jusqu'à l'avènement de Constantin, un temple de Jupiter et une statue de Ve'nus, au lieu même de la Résurrection et sur le Rocher du Calvaire, recevaient les adorations des païens et des fauteurs delà persécution qui croyaient par là détruire la croyance à la Résurrection et à la Croix du Sauveur, s'iis parvenaient à polluer ces saints lieux à l'aide de leurs idoles. »

Le Pèlerin de Bordeaux, 333 , a vu les statues impériales, ce Surit ibi statuœ duce Hadriani. »

L'Italien Antonin le Martyr, au sixième siècle, précise que le Saint Sépulcre est taillé dans le roc et qu'il est distant du Golgotha de quatre cents pieds ; il ajoute que la source de Siloë passe au-dessous du Golgotha.

En 614, les Perses pillèrent Jérusalem ; en 63 j, Omar garantit au patriarche Sophronios la possession des lieux saints, pourvu que les musulmans pussent édifier aussi une mosquée sur le Moriah (à l'endroit où Jéhovah parla à Jacob, (Eutychius) Annal., 11, 284.)

Pour 695, nous avons la relation dictée par Arculfe à Adamnanus. Ce moine avait passé un an à Jérusalem, il dessina sur cire un plan de plusieurs sanctuaires,, à son retour en Occident; et parmi eux se trouve VAnastasis de Constantin, octogone à coupole sur tambour assez semblable à celle du sceau templier. Le plan montre deux rangs de piliers;. il parle de douze grandes

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colonnes (omettant les quatre piliers d'angle).

«Au milieu, il y a un caveau taille' dans le roc et dans lequel neuf hommes peuvent se tenir debout; il reste encore un pied et demi jusqu'à la voûte. »

Les relations de Villebald (761), et du moine Bernard (870), te'moignent qu'ils ont vu le même monument qu'Antonin et Arculfe.

En 969, le fatimite Moëz incendia le Martyrion, basilique de Constantin, et transforma V Anastasis en mosquée.

Désormais les chre'tiens chasse's du Moriah n'y reviendront que le i5 juillet 1099, par la victoire-des Croise's.

Le successeur du farouche Hakem, Daher, permit aux chre'tiens de reconstruire le Saint Se'pulcre, non sur le Moriah désormais musulman, mais dans le quartier qui est encore aujourd'hui celui des chrétiens, là où les marchands d'Amalf avaient leurs comptoirs, donc, au nord-ouest, prés du fameux hôpitaj, berceau des hospitaliers. Cette Église, dédicacée en io58 (V. Guillaume de Tyr), fortement remaniée et agrandie par les Croisés victorieux, n'est autre que l'actuelle église du Saint Sépulcre. On suivit à peu près le plan d'Arculfe, dessiné de mémoire I

C'est un vendredi soir à trois heures, jour et heure de la mort du Sauveur, que Godefroy de Bouillon, suivi de trois serviteurs, s'abstenant du carnage, se

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rendit sans armes et les pieds nus au faux Saint Se'pulcre.

Peut-être quelque prêtre allait-il le détromper et le mener au vrai tombeau, quand le bruit se répandit de cet acte si immédiat d'adoration; toute l'armée se forma en procession et marcha vers l'apocryphe tombeau en pleurant ses péchés et chantant des hymnes. Depuis le i5 juillet 1099, l'Église continue son erreur.

Ayant démontré que le Golgotha formait un monticule du Moriah, pour ainsi dire, à peu de distance de la Porte Dorée qu'on voit encore encastrée dans le mur. du Haram, la discussion séculaire sur le tracé de la seconde enceinte n'a plus aucun intérêt pour l'emplacement du Calvaire.

La rotonde du Saint Sépulcre actuel n'a qu'un rang de piliers, au lieu de deux rangs de colonnes mentionnées par Arculfe. Ces piliers n'ont aucune magnificence (Eusèbe).

La division du Sépulcre en deux chapelles est une chose récente.

Trois personnes à peine, avec le pope, peuvent tenir dans le tombeau: d'après Arculfe il contenait neuf personnes. Le tombeau n'a pas la longueur humaine; 1 mètre 55, seulement.

Ensuite, le tombeau n'est qu'un autel construit s'élevant à 94 centimètres du sol, et entièrement en marbre de Brescia, au lieu d'une crypte taillée dans le roc vif.

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Saint Antonin nous a dit que le lieu où la croix fut plantée était à quatre cents pieds du tombeau : ici, il est à quatre-vingts pieds. On ne se trompe pas de cent mètres de distance, non plus que sur la contenance de trois à neuf personnes.

Enfin, le Golgotha se trouvait au-dessus de la source de Siloë.

Qu'on ne m'objecte pas des déprédations infidèles ou pieuses. On sait exactement les effets de l'incendie de 1808, et de la restauration grecque qui survint, et en remontant, les détails de la réfection de 1749 et de celle de 1664!

Fabri (Ev. in terra sancta, I, 335) a vu du moellon et du ciment dans cette prétendue crypte.

Le Père Boniface, en i 555, a rasé le monument, quoiqu'il l'attribuât à sainte Hélène ! En soulevant les tables d'albâtre, il a vu dans tous les contours des traces du sang de Jésus-Christ ; en 1 5 5 5 ! ! !

Jamais je n'aurais nié l'authenticité du Saint Sépulcre, avant d'avoir découvert, ou mieux vérifié, d'après le savant Fergusson et Victor Langlois son commentateur, que l'Anastasis de Constantin existe intacte et que le saint rocher se dresse encore, étonnant à voir dans un lieu nivelé.

L'Anastasis de Constantin s'appelle aujourd'hui la Mosquée d'Omar, ou la Coupole du Rocher, et ce Rocher, le Sakhra, est l'authentique tombeau de Jésus-Christ.

Sans occuper le centre du .Haram, l'Anastasis

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s'élève sur une plate-forme de trois mètres, dégagée largement de tous côtés : on y accède par quatre escaliers à arcades qui ne sont pas dans Taxe des portes, celles-là orientées.

C'est un octogone (comme au plan d'Arculfe) de vingt mètres de côté, portant un tambour circulaire percé de baies cintrées (emplâtrées en carré et criblées en passoire).

La coupole s'ogive en haut et s'étrangle à peine, en bas. Les terres cuites bleues en calligraphie islamique sont une superfétation ; de même les faïences ■persanes qui régnent à hauteur d'homme, la base de l'octogone étant revêtue de marbre blanc.

Chaque porte est couronnée d'un cintre (emplâtré) et précédée d'un portique à quatre colonnes (aux intervalles murés).

Guillaume de Tyr, qui ne savait pas un mot de langues sémitiques, mentionne l'inscription intérieure qui attribue le monument à Mamoun, Tan 72 de l'hégire.

Or, Mamoun naquit l'an 170e. Alors régnait Meleck qui consacra l'Anastasis en mosquée dans un but très précis. Il appartenait aux Omniades, parti aristocratique de l'Islam qui fut repoussé de la Mecque et voulait faire du Sakhra un sanctuaire rival de la Kaaba !

Votre Sainteté n'ignore pas que l'Ancien Testament est considéré par Mohammed comme un protoislamisme, qu'il regarde Sidi Aica (Jésus) comme un

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prophète et qu'à l'église du tombeau de la Vierge, il y a un oratoire musulman !

Votre Sainteté n'ignore pas non plus qu'il n'y a jarriais eu un édifice islamique à plein cintre ; or, ici, toutes les baies sont cintrées ; leur déformation est artificielle visiblement.

Pour tout archéologue qui ne se laissera pas distraire par les faïences et les terres cuites, le monument est byzantin et du ive siècle. J'en donne pour preuves : l'église de Nocera sur la route de Pompeï; le Baptistère des orthodoxes à Ravennes, de 3g6. Le plan octogone fut adopté très tôt pour les mausolées. Je citerai l'église S. Constanza près de Rome, destinée au mausolée des deux filles de Constantin, comme celui de Théodoric à Ravenne, polygonal à l'intérieur, enfin S. Stefano Rotondo, sur le Cœlius, et S. Vital à Ravenne, Je plus fameux des octogones.

L'intérieur du Sakhra, qui a cinquante-trois mètres de diamètre, se divise par deux rangées de piliers et de colonnes en trois enceintes concentriques. La plus grande, octogonale comme le monument, a huit piliers et seize colonnes par couples entre les piliers.

La magnificence de l'empereur paraît aux colonnes (Eusèbe), monolithes vert antique, brèche rouge, venues de Byzance ou provenant d'édifices païens.

Les bases sont inégales, les chapiteaux s'apparentent à l'ionique et l'architrave s'ajoure d'arceaux en cintre.

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La seconde colonnade est circulaireà quatre piliers et douze colonnes à chapiteau ioniforme portant le tambour.

Les mosaïques du tambour représentent le vase eucharistique d'où sort une frondaison développée en arabesque. Le raisin figure le sang et le blé lé corps eucharistique, motif des Catacombes et de Ravenne.

La grille qui entoure le rocher est de serrurerie française.

Si je n'avais à démontrer que l'âge et la race de ce monument, je ne m'adresserais pas à Votre Sainteté ; les lumières humaines suffisent à le classer ; et je suffirais à proclamer que la prétendue mosquée d'Omar est l'Anastasis de Constantin, comme il a suffi de Kraft pour démontrer le vrai lieu du Golgotha.

Mais, au milieu même de ce merveilleux monument, dans cet écrin prodigieux de colonnes et de mosaïques se dresse, abrupt, sauvage, sous ce vaste dôme, un bloc calcaire irrégulier qui s'élève jusqu'à la hauteur de deux mètres et mesure plus de dix-sept mètres de long sur treize de large.

Rien ne peut rendre l'effet de cette masse sombre presque épouvantable. Au nord et à l'ouest le rocher a été taillé et aplani non par les musulmans, — par les catholiques, pour y installer un autel.

Un légat d'Innocent II (i 1 36) dédia cet autel et il y eut un chapitre attaché au Sakhra sans que per-

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sonne se soit douté qu'on foulait le tombeau du Christ.

Par onze degrés, je suis descendu dans la crypte, et je puis certifier que Gathervood cité par Fergusson, p. i5o, a bien pris les mesures du caveau et qu'Arculfe a dit vrai ; neuf hommes peuvent s'y tenir debout et il y a encore un pied et demi, de leur tête à la voûte.

Une dernière preuve est la frise blasphématoire entièrement composée de réfutations islamiques.

Ces versets du Koran en coufiques d'or témoignent que les musulmans savaient le saint secret du rocher :

Dis gloire à Dieu qui n'a pas de fils, Le Messie Jésus n'est que le fils de Marie... ... Ne dites pas qu'il y a une trinité, ... Dieu est unique.

Dieu ne saurait avoir de fils, c'est indigne de lui!

Pour plus de brièveté, je résume mes assertions.

I. Le Golgotha de l'Evangile est identique au Goath de l'Ancien Testament.

II. L'Empereur Adrien éleva sur le Moriah deux temples : l'un à Jupiter, l'autre à Vénus, à l'emplacement même du Saint-Sépulcre.

III. L'Empereur Constantin renversa les constructions d'Adrien, retrouva le Saint Sépulcre par l'effet du déblaiement et l'enchâssa dans un monument nommé Anasiasis, différent de la basilique appelée

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Martyrion qu'il éleva simultanément sur le Moriah.'

IV. Au sixième siècle, Antonin le Martyr décrit le Saint Sépulcre en crypte taillée dans le roc vif et place le Golgotha & quatre cents pieds de là, au-dessus de la source de Siloë qui passe sous le Moriah.

V. Arculfe pèlerin de 695, ayantpassé un an à Jérusalem, à son retour en Occident, dessina sur cire, de mémoire, Y Anastasis en octogone à coupoles avec deux rangs de piliers concentriques. Il énumère doufce grandes colonnes. Il déclare que neuf hommes peuvent se tenir debout dans la crypte.

VI. En 969, F Anastasis est transformée en mosquée par le fatimite Moëz qui ruine le Martyrion de Constantin et chasse les chrétiens du Moriah où ils ne reviennent que le i5 juillet 1099 avec Tancrède.

VII. Daker, successeur de Hakem, permet la reconstruction d'une église de la Résurrection, mais non au Golgotha, dans le quartier des marchands d\Amalfi, l'actuel quartier des chrétiens. Cette église, dédicacée en io58, est celle où vint Godefroy et ses chevaliers le i5 juillet 1099. C'est la même qui existe aujourd'hui, construite d'après le croquis sur cire d'Arculfe.

VIII. Cette église actuelle du Saint Sépulcre ne contient pas une pierre antérieure à io58 : elle n'a qu'un rang de piliers au lieu des deux rangs d'Arculfe et nulle des colonnes magnificentes dont parle Eusèbe.

Pour le Sépulcre lui-même, il ne contient que

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trois personnes au lieu de neuf mentionnées Arculfe..

Le tombeau n'a pas la longueur humaine un autel élevé de 94 cent., en marbre de Bres non une crypte.

Le lieu de l'élévation de la croix est quatre pieds du sépulcre au lieu de quatre cents, se' S. Antonin. Enfin la- source de Siloë ne pipoint là !

IX. La Mosquée d'Omar ou Coupole du cher est en réalité VAnastasis de Constantin.

Malgré l'ogivation des baies on reconnaît parte le règne primitif du cintre. Les analogies avec § monuments de Ravenne et divers de Rome d montrent le style byzantin et le quatrième siècle.

Les deux rangées de piliers, les douze côle magnifiques d'Arculfe s'y retrouvent.

Les mosaïques représentent les deux motifs eucha ristiques du blé et du raisin.

Le Rocher qui occupe le centre de l'Anastasis es celui du véritable Saint-Sépulcre.

Les mesures de la crypte prises par Catherv< donnent la place pour neuf hommes debout, a 4 un pied et demi de leur tête à la voûte.

Enfin, les inscriptions négatrices de la se \A personne divine, tirées du Koran, protestation graphique contre la divinité du Christ, achèvent ii preuve succincte.

Adresser nommément, à Votre Sainteté, ce secr

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5 saint était un devoir de filiale déférence que je pouvais omettre : non plus que la très avouable dence d'employer à cette fin l'incoercible état de îose imprimée, n'entends point que Votre Sainteté, en son ■ne vieillesse, s'occupe de mon mémoire, mais le peut le livrer à quelqu'un des énormes loisirs de prélature.

Ce problème d'archéologie sacrée, bénin sous ma urne, se dressera, au jour prochain, en sanglant ■mage entre les schismatiques et les musulmans : faut que la réponse' ou le silence de Rome soit

elaté pour l'intérêt historique et je l'ai écrit au

Sonce de Votre Sainteté à Paris, te devoir de vérité n'attend point de récompense,

nis en ferveilt catholique je serais heureux de m'in-

liner sous la bénédiction Apostolique, un respectueux fils de Votre Sainteté.

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