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LES CAVERNES ET L'ÉROSION DES RIVAGES

le niveau de Teau est toujours moins élevé dans les cavernes que dans la mer, et, pour rétablir l'équilibre, des ruisselets, qa'alimentent. les vagues, descendent incessamment par toutes les fissures vers les réservoirs souterrains. Il est probable que l'évaporation constante de Teau salée a pour résultat d'accumuler dans les cavités de l'île d'énormes masses salines. Le géologue Ansted a calculé que le débit des deux grands ruisseaux marins d'Argostoli suffirait à former chaque année un bloc de plus de 1,^00 mètres cubes de sel*.

Affonillement des rochers. — Diversités d'aspect des falaises. — Plates-formes de leurs bases. — Résistance des côtes. — Brise-lames formés par des décombres. — Helgoland. — Destractioa des plages basses.

Tous les promontoires rocheux exposés à la violence des orages ou simplement effleurés par un courant sont affouillés à leur base. L'érosion s'accomplit d'une manière plus ou moins rapide, suivant la marche des vagues, la distribution et l'inclinaison des assises, la dureté des roches et la composition chimique de leurs molécules. Les moyens de destruction mis en œuvre dépendent à la fois des diverses conditions hydrologiques et géologiques. Aussi étrange que paraisse cette assertion, l'eau de la mer peut même, dans certains cas, détruire par la combustion les rochers de ses bords. Ainsi les falaises de Ballybunion^ sur la côte occidentale de l'Irlande, au sud de l'estuaire du Shannon , présentèrent pendant longtemps l'aspect d'un rempart de lave fumante. Ces rochers, que les laves de l'Atlantique ont percés de grottes et sculptés en massifs de formes bizarres, s'étant écroulés un jour sur une grande étendue, les strates bitumineuses et les pyrites de fer

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