LES VENTS D'OUEST EN EUROPE
plus forte; d'après M. Liais, elle est de 7 à 3. Dans la vallée de la Saône et du Rhône, le mouvement général des vents est du nord au sud, parce que Tair est obligé de plonger dans Tespèce d'entonnoir formé par les Vosges, le Jura et les Alpes à Test, les hauteurs de la Côte-d'Or, du Beaujolais, des Cévennes i l'ouest. II en est de même dans chaque vallée secondaire ; ainsi les Valaisans ne connaissent guère que les vents de l'est et de l'ouest; dans la haute vallée du Rhône, les seuls qui se fassent sentir sont ceux du nord et du sud^ D'après Kàmtz, la direction moyenne du vent, dans toute la France, est de S. 88*0., c'est-à-dire que la résultante de tous les courants partirait d'un point de l'horizon situé exactement à 2 degrés au sud de l'ouest. Cette direction du vent explique parfaitement pourquoi les grandes villes de France et les pays voisins tendent, en général, à s'accroître du côté de l'ouest : elles cherchent à respirer l'air pur. C'est pour cela que les riches habitants des grandes cités émigrent, de génération en génération, vers les parties de la banlieue qui regardent le soleil couchant. Paris, Londres, Berlin, Lisbonne bâtissent toujours du côté de l'ouest leurs faubourgs de villas et de palais.
Tandis que sur l'Océan et sur les côtes occidentales des continents, le courant équatorial, transformé en vent du sudouest, a le plus souvent la prépondérance, en revanche le courant polaire est le plus fort sur les côtes orientales et dans l'intérieur des continents. C'est là ce qu'a récemment démontré par la comparaison de milliers d'observations le météorologiste Hann \ Dans les contrées de la mer Baltique, les vents du sud réunis, qui représentent le courant équatorial, soufflent deux fois plus fréquemment que les vents du nord ; sur les rivages orientaux de l'Asie et de l'Amérique, c'est exactement le contraire, les vents du pôle dépassent deux fois en nombre ceux qui viennent du midi. En outre, ils sont bien plus forts en intensité et se changent en tempêtes plus souvent que les courants aériens du sud. Hann explique ce contraste météorolo-