Carus, Natur und Idée
troublée toat entière dans son équilibre. Jamais aéronaute n'a fait un voyage parfaitement recliligne\
Dans toutes les régions de Tatmosphëre où deux courants se heurtent de face ou se froissent latéralement, il se produit aussitôt sur la ligne de rencontre des remous aériens qui se meuvent avec une extrême rapidité, et leurs vastes tourbillons rétablissent promptement l'équilibre entre les deux masses d*air. Lorsque ces remous n'ont qu'une importance locale, on les connaît sous le nom de trombes; lorsque leurs effets se font sentir sur une grande étendue de pays, on se sert de la désignation plus générale et plus scientifique de cyclone, proposée par Piddington. Ce terme peut s'appliquer également aux ouragans (en caraïbe, aracan, huiranvucan) des Indes occidentales, aux tornades des côtes d'Afrique, aux typhons {ti-foong) des mers de la Chine, aux tempêtes tournantes de l'océan des Indes, aux grands coups de vent de l'Europe occidentale. Toutefois on désigne principalement par le nom de cyclone les tourbillons qui se développent suivant une courbe régulière, soit dans la mer des Antilles ou dans la mer des Indes, soit plus rarement dans l'océan Pacifique.
Les météorologistes ont constaté que les tempêtes tournantes des régions équatoriales se produisent surtout à l'époque du renversement des vents réguliers. Poey nous apprend que sur 365 ouragans qui ont sévi, de l/t9â à 1855, dans les Indes occidentales, 2/i5, plus des deux tiers, ont eu lieu d'août en octobre^ c'est-à-dire pendant les mois où les côtes fortement échauffées de l'Amérique du Sud commencent à rappeler vers elles l'air plus froid et |)lus dense du continent septentrional ^ Dans l'Ile de Barbadoes, plus des quatre cinquièmes des ouragan^ soit 96 sur 11&, ont eu lieu dans la même époque de l'année \ Dans la mer des Indes, c'est principalement vers Téquinoxe de mars, lors du changement des moussons et après les fortes chaleurs de l'été, que les cyclones sont le plus nom-