LES NUAGES ET LES PLUIES
La vapeur d'eau. — L'humidité de l'air. —L'humidité absolue
et rhumidité relative.
L'air qui se déplace et se mélange incessamment à la surface de la terre en brises ou en tempêtes, en trombes ou en cyclones, est en même temps le grand agent de distribution de la vapeur d'eau. Grâce au mouvement d'échange qui s'établit d'un pôle à l'autre pôle entre toutes les régions de l'atmosphère, l'eau qui s'évapore des océans, des fleuves, des lacs intérieurs, se répartit au-dessus de toutes les contrées du globe et même jusque sur les déserts : tandis que l'océan liquide n'entoure qu'une partie de la terre, une deuxième mer, portée par les couches aériennes, flotte souvent invisible sur la rondeur de la planète.
Au-dessus de toute nappe d'eau, et même au-dessus de la glace, il se forme toujours de la vapeur, à condition que Tain n'en soit pas déjà « saturé », c'est-à-dire qu'il n'en contienne pas exactement la quantité à laquelle il peut se mélanger sans qu'il y ait précipitation d'humidité. Cette limite de saturation varie avec la température. A 20 degrés au-dessous de zéro, 1 mètre cube d'air, pesant lui-même près de 1,300 grammes, ne peut guère contenir plus de 1 gramme de vapeur; à la température de la glace fondante, il peut recevoir plus de 5 grammes d'humidité ; de 10 à 30 degrés, le nombre de grammes de vapeur qu'il absorbe correspond à peu près aux divisions de