Aurara Barealis, Smithsmian Report for 1865, p. ttî
alors Taurore invisible. En 1786, Lôwenorn a même recouu après le lever du soleil les fusées lumin^ises <i*aiie nappe aurorale, tant elles étaient brillantes; nuis c'est pendant les nuits que le phénomène a presque toujours lieu. Les rayons colorés, qui exercent nue si grande influence sur les mouvements de Taiguille aimantée, apparaissent d'ordinaire avant dix heures du soir et rarement on les signale encore après quatre heures du matin. Bravais constate qu'en moyenne les aurores boréales dont il fut le témoin, dans sou expédition polaire, commençaient vers 7 heures 52 minutes du soir : c'est alors que l'arche lumineuse s'arrondissait sur le ciel; bientôt après les gerbes de rayons s'élançaient vers le zénith, les plaques aurorales faisaient leur apparition, et, vers trois heures et demie du matin, les dernières lueurs s'évanouissaient dans l'espace. De même, c'est pendant l'hiver, qui est pour ainsi dire la nuit de l'hémisphère septentrional, que les aurores
Jcanrier Février Mars Ami Mai Jiàn Jufflct Août Sept* OcL* Kov* Pig. 146. — Répartition moDSuelle des aarores boréales; d'après K&mtz.
boréales s'avancent à une plus grande distance vers le sud el se montrent aux habitants de la zone tempérée. Les périodes pendant lesquelles ces troubles magnétiques se reproduisent le plus fréquemment sont celles des équinoxes, au commencement et à la fin de la saison d'hiver. Le mois de juin est le plus pauvre de tous en météores de ce genre, M. Boue, qui a fait le recensement des aurores boréales observées scienlifi-