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dant moins de temps aux influences changeantes de l'extérieur. Ainsi, à Lyon, en amont du confluent des deux fleuves, les oscillations de température, pendant les divers mois de Fannée, sont de k degrés moins fortes dans le Rhône fougueux que
ÎO'J
J. i\ K. A. M. J. J. A. S. O. lï. J> J. Pjg. 151. — Températai«s ordinaires de la Sadne et da Rhdae, i Lyon.
dans la paisible Saône. En général, ainsi que l'a démontré M. Renou, la température moyenne des cours d'eau, sauf ceux des pays montagneux, est notablement supérieure à celle de
Vair.
Contraste d^s climats entre les deux hémisphères du nord et du sud, entre les côtes orientales et les côtes occidentales des continents, entre les rivages et l'intérieur des terresy entre les montagnes et les plaines.
Un des phénomènes terrestres les plus importants est celui de la distribution inégale de la chaleur dans les deux hémisphères. Les observations faites au sud de l'équateur pendant une longue série d'années ne sont pas assez nombreuses pour qu'il soit possible de constater, pour chaque latitude correspondante des deux moitiés du globe, un contraste de climat; mais, pris dans leur ensemble, l'hémisphère du nord et l'hémisphère du sud diff'èrent certainement d'une manière notable. C'est là ce que prouvent la puissance des banquises antarctiques comparées aux dimensioxis de celles du nord, et les grands voyages accomplis par les flottilles des glaces
LES CLIMATS DANS LES DEUX HÉMISPHÈRES. /|51 australes dans leur marche vers l'équateur'. Le système des climats, de même que celui des vents et des courants, est attiré
DISTRIBUTION DBS TBMPËRATURBS BN JUILLET.
vers le nord ; par suite, la ligne de plus haute température qur sépare les deux hémisphères ne se confond point avec la ligne équinoxiale et se trouve rejetée plus au nord ; c'est même dans le désert de Sahara, vers le vingtième degré de latitude septentrionale, que passe l'équateur thermique de la terre. Pendant le printemps et l'automne, aussi bien que pendant l'été de l'hémisphère horéal, les plus grandes chaleurs se font sentir non-seulement au nord de la ligne équinoxiale, mais aussi au nord du 12' degré de latitude, dans le voisinage du cercle tropical*. C'est uniquement pendant l'hiver de l'Europe et de l'Asie que la zone de plus grande chaleur occupe les régions équatoriales, et même alors il est des régions de l'Afrique, notamment l'embouchure du Niger, où la plus forte température se maintient du côté septentrional de l'équateur. La disproportion qui existe entre les masses continentales situées au