LES VABIATIONS DE LA TEMPÉRATURE
de l'année. Nous donnons, en exemple de ces diagrammes, une figure (160) qui permet de lire la température de diverses heures
Mari JUT »jr Jjia Jufl. ioùL Sept. ûrt. Bok Oéc. Jour ïct Hon Fig. lei. — V«riolioQ de la (gnip^ralun moj'anns msniuellt par bout» à Hall«,
à Bruxelles pendant tout le cycle de l'année. Une autre figure très-élégante (fig. 161), dessinée par M. Léon Lalanne d'après les données de Kâmtz, représente les courbes thermométriques
Tempéntan dei diSïrMitm luuiu i
à toutes les heures du jour suivant les mois : c'est le point de rencontre des lignes horizontales et des lignes verticales qui indique le degré de chaleur. Ainsi qu'on le voit par la figure 162, construite avec les mêmes éléments, l'écart des températures entre le jour et la nuit est beaucoup plus grand en été qu'en
klli LATMOSPHÈRE ET LES MÉTÉORES.
hiver; en outre, les courbes font voir nettement qu'au grand été succède un petit été, dit de la « saint Martin, » et qu'en mai se fait ordinairement sentir une recrudescence de froid.
Au-dessus de la surface du sol, les météorologistes observent en général dans les couches atmosphériques un décroissement de la chaleur, analogue à celui qui s'opère de la zone torride à la zone glaciale. L'air des réglons supérieures et celui qui pèse sur les hautes montagnes doit nécessairement baisser en température d'autant plus qu'il se rapproche davantage des froids espaces interplanétaires. Or les rayons du soleil ayant plus de force* d'échauffement sur le sol des montagnes que dans les plaines, ainsi que le démontrent l'observation directe et les merveilleuses couleurs des petites fleurs si odorantes des Alpes, c'est à la raréfaction des couches d'air qu'il faut attribuer le refroidissement graduel de la température sur les pentes des montagnes. Les recherches et les expériences des physiciens ont prouvé que l'air laisse passer les rayons lumineux beaucoup plus facilement que les rayons obscurs : il résulte de ce fait que la chaleur versée journellement par le soleil traverse en grande partie toute l'épaisseur des airs pour aller réchauffer la surface de la planète, tandis que la chaleur rayonnant du sol durant les nuits ne peut s'échapper dans l'espace qu'en petites quantités. Les couches inférieures de l'atmosphère agissent comme de véritables écrans pour arrêter les rayons émanés de la surface terrestre et prévenir ainsi le refroidissement de la planète. Toutefois les pentes et les cimes des montagnes sont par cela même privées, en proportion de leur hauteur, des effluves qui réchauffent les plaines situées à leur base ; elles s'élèvent en des espaces d'autant plus refroidis que ceux-ci sont plus éloignés verticalement des couches d'atmosphère épaisse étendues au-dessous.
Quelle est, en moyenne, la proportion suivant laquelle la chaleur s'abaisse de la base au sommet des montagnes? H est difficile de l'établir d'une manière exacte; la température s'abaisse rarement d'une manière tout à fait régulière de la superficie du sol et de l'Océan jusque dans les hauteurs de l'atmosphère, car les vents, les nuages et les autres météores