IlUbry, Ueber die Lehre von den Meeresstrômungen, p
frappent obliquement, puis se réunissent en un même fleuve océanique et se portent directement vers Touest, en sens inverse du mouvement du globe. Il est probable aussi, comme l'affirmait déjà Kepler, et comme le répétait Kant, que la simple force centrifuge suffirait à faire mouvoir dans le sens de Test à Fouest les eaux de la zone équatorlale* Telle est la raison qui a fait donner à ce courant le nom de « courant de rotation, » tandis que les deux autres, attirés des pôles, sont des « courants thermaux ^ » Ce sont ces courants primaires qui déterminent tout le mouvement des eaux dans chaque bassin océanique. Les autres fleuves de la mer n'en sont que de simples dérivations, causées par la forme des continents.
Le courant équatorial, qui continue les courants polaires et forme avec chacun d'eux une vaste demi-cif conférence , ne peut pas se développer librement sur toute la rondeur du globe. Arrêté dans l'Atlantique par le continent américain, dans le Pacifique par l'Asie et les archipels qui relient ce continent à la Nouvelle-Hollande, il se brise contre les rivages et se partage en deux moitiés, qui se replient dans la direction des pôles, l'une en descendant vers le sud, l'autre en remontant vers le nord. L^immense fleuve reflue ainsi vers sa source ; mais en même temps, le mouvement de rotation terrestre qui le faisait incessamment dévier vers l'ouest le fait maintenant obliquer dans la direction opposée. Sous Téquateur, la vitesse angulaire de la surface terrestre autour de l'axe de la planète étant plus considérable que sous les autres latitudes, les eaux qui affluent des mers tropicales dans les mers tempérées sont animées d'un mouvement plus rapide vers l'est que le milieu dans lequel elles se trouvent ; elles dévient par conséquent dans le sens de l'orient, et quand le courant de retour atteint les mers polaires, il semble venir de l'ouest. Ainsi se complète le grand circuit des eaux dans chaque hémisphère. L'Atlantique et le Pacifique ont chacun leur double système circulatoire, formé de deux remous im-
4. ilQliry, Ueber die Lehre von den Meere$»lrôm\mgen, p. 4 et suiv.