I. Franklin Bâche, VniiedSlales Coast'Survey
î. Kohi. — Fitz-Roy, Adventure ani Deagle, Appondicc au d):i\ièm3 voluvie.
36 millîëines de substances salines; mais sa teneur augmente peu à peu à mesure qu'il avance vers le nord. Au large de Terre-Neuve, où les eaux du Saint-Laurent et de plusieurs autres fleuves, ainsi que les glaces fondues, les brouillards et les fortes pluies, ont adouci les vagues de la mer, le Gulf-stream ne contient plus même Sk pour i,000 de matières salines, mais il regagne peu à peu la proportion de 35 millièmes en se dirigeant vers les côtes de l'Europe occidentale et les régions poliaires. Les- courants d'eau froide qui lui servent délit sont tous mcHus riches en substances salines, ainsi que l'ont prouvé Forchhammer et d'autres chimistes ; mais par suite du mélange incessant des eaux, il se produit en beaucoup de parages une égalisation de salure entre les courants S
Une autre œuvre du Gulf-stream, non moins importante dans l'économie planétaire, est celle qu'il accomplit, de concert avec des vents du sud-ouest*, mais il faut le dire, dans une mesure incomparablement moindre, sur le climat de l'Europe occidentale. En tournoyant dans le golfe du Mexique, comme dans une immense chaudière, les eaux du courant se réchauffent graduellement ; quand elles s'échappent du détroit de la Floride pour faire leur entrée dans l'Océan, leur température n'est pas moindre de 30 degrés centigrades , et dépasse d'environ 5 degrés la chaleur normale des couches liquides avoisinantes. Le calorique des eaux du Gulf-stream ne se perd que lentement, et pendant les jours d'hiver, les eaux du courant ont souvent au large du cap Hatteras et du banc de Terre- Neuve, une température dépassant de 12 ou même de 16 degrés centigrades celle de tout le reste de l'Atlantique sous les mêmes latitudes ; quand elles rencontrent le courant polaire, elles ont encore une chaleur de plus de 20 ou même 25 degrés centigrades, tandis qu'à une distance de quelques centaines de kilomètres, sur les côtes du Labrador, l'eau marine se trouve quelquefois à 4 degrés au-dessous du point de glace; en dépit des latitudes, les eaux de la zone tropicale et
4. Forchhammer, Philosophie Transactions, part. I, p. ^44, 4865.