‹ La terre et l'univers [microforme]Chapitre 2 sur 4 · DE CREER · texte numérisé non relu

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toujours à un état de choses meilleur, à une perfection relative, ou, si je puis m’exprimer ainsi, à une perfection moins imparfaite. L'Eglise elle-même ne place pas son idéal en arrière, mais en avant. Quels sont donc ces progrès, ces conquêtes, dans l’ordre moral aussi bien que dans l’ordre matériel ? Je veux me borner ici à une simple énumération sans vous donner aucun développement :

” Réunion de tous les hommes dans la profession de la vérité religieuse ;

Civilisation de toutes les parties du monde ;

Instruction, inégale sans doute, mais, dans des degrés suffisants, universelle ;

Création de tribunaux perpétuels de la paix, et par conséquent extinction de la guerre ;

Travail matériel de l’homme notablement allégé par les machines ;

Progrès des sciences économiques; établissement d’un meilleur équilibre entre la production et la consommation, de manière à améliorer notablement la condition des prolétaires;

Pratique de la navigation aérienne ;

Unité des monnaies, poids et mesures, acceptée et pratiquée par toutes les nations du monde ;

Progrès des sciences en général, et, en particulier, des sciences astronomiques, qui nous permettront de nous mieux rendre compte de l’état de l’univers, des lois générales qui le régissent, de son objet, de sa situation antérieure, actuelle et future.

Tels-sont, mon cher ami, quelques-uns des progrès que notre humanité semble appelée à réaliser dans la suite des temps, bientôt même, si des catastrophes terrestres ou sociales ne viennent pas l'arrêter dans sa marche, ou si elle ne se laisse pas aveugler par l’orgueil et corrompre par le matérialisme au point d'oublier son Dicu, son unique Auteur, Révélateur et Iluminateur. Combien ne serait-il pas intéressant d'étudier, à l'avance, les perfectionnements de tout genre que

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comporte ce magnifique programme ? de chercher les meilleurs moyens de les réaliser ? de découvrir les obstacles qui s’opposent à cette réalisation, et le secret de les vaincre? de déterminer, avec autant de précision que possible, l’époque où la divine Providence permettra que ces progrès ne soient plus de simples desiderata, mais bien des faits accomplis ? Oui, cette étude serait belle et noble, mais le champ qu’elle embrasse est trop étendu, les difficultés trop grandes ; je veut me borner à un pelit coin de ce champ et à une seule question de ce programme. J'ai compté parmi les progrès possibles, probables mêmes de notre humanité, le perfectionnement des sciences astronomiques, et, par suite; la découverte plus complète de l'univers, la connaissance plus claire et plus exacte des lois qui le régissent, de son rôle, de son état. Je n’ai pas ajouté tantôt, mais j'ajoute maintenant, la connaissance de ses habitants : voilà le grand mot lâché, mon cher ami, et je me propose de rester enfermé dans Ra question que soulève ce grand mot. Sans doute, un jour viendra où l'univers nous livrera plus libéralement ses secrets ; où nous pourrons nonseulement supputer les mondes qui le composent, en suivre les mouvements, mais encore en connaître les états constitutifs, les révolutions et les changements, les commencements et la fin, entrer en une sorte de communication avec leurs habitants, mais, aujourd’hui, il est du moins une chose qui parait, jusqu'à un certain point, démontrable, c’est qu’un nombre indéterminé des planètes et des autres astres qui roulent au-dessus de nos têtes, ou bien ont déjà été habités par des êtres raisonnables, ou bien le sont actuellement, ou bien le seront un jour. Or, cette vérité, l’analogie la proclame hautement ; la majesté de Dieu la réclame ; le dogme chrétien et les saintes écritures ne lui sont pas contraires. Je sais parfaitement, mon cher ami, qu'en voulant traiter cette question, j'appelle sur vos lèvres et sur celles de vos amis, qui sont aussi les miens, ce sourire que’ produisent presque toujours ces sortes de sujets d'études, que les esprits positifs traitent

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