‹ La terre sainte (volume 2)Chapitre 63 sur 100 · SAMARIE · texte numérisé non relu

SAMARIE

âge parmi les Juifs, les Samaritains, les chrétiens et les musulmans. Nous la trouvons consignée dans [es écrits d’un grand nombre de pèlerins, à commencer par le Pèlerin de Bordeaux, qui distingue nettement trois localités : Neapolis, Secliim (Sicliem) et Secliar (la Sichar de 1’Lvangile).

Eusèbe, au contraire, à peu près à la même époque, ne fait qu’une seule et même localité de Sicliem et de Sichar ou Sycliar, et la place près du puits de Jacob. On croit généralement que le mot Sichar ou Sycbar était une sorte de sobriquet donné par les Juifs a Sicliem. Ce surnom semble dérivé de l’hébreu chekher (mensonge, fausseté), parce que les Samaritains mêlaient au culte du vrai Dieu celui des

BOIS D*OLI\'lEnS PRECEDANT NAPLOUSE, DU CÔTÉ DE l’eST.

idoles; ou bien encore d’un autre mot hébreu chikkor (ivrogne), les habitants de la montagne d’Éphraïm, principalement ceux de Sicliem, étant enclins à l’ivrognerie. La première fois que le nom de Sickem, en hébreu Cliekhem, apparaît dans l’histoire, c’est lors de la migration d’ Abraham dans le pays de Chanaan. Il dressa sa tente à l’entrée de la ville, du côté de l’orient, sous les chênes de Môreli, et y éleva un autel au Seigneur. Plus tard, Jacob, de retour de la Mésopotamie, vint avec toute sa famille occuper auprès de Sicliem le même campement que son auguste aïeul. Il y acheta, des enfants de Hémor, père de Sicliem, qui avait peut-être donné son nom à la ville, à moins qu’il ne l’eût reçu d’elle, la portion du champ où il avait établi ses tentes. Nous savons par l’Evangile de saint Jean, à propos de la rencontre de la Samaritaine avec Notre-Seigneur, que Jacob creusa dans ce champ un puits profond pour les besoins de sa famille et de ses troupeaux. C’est pendant le séjour que fit ce

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