DU DJEBEL-MOUS A AU DJEBEL-S ER BAL
temps. Si, pour répondre à cette difficulté, on place le camp des Israélites dans la belle et fertile vallée de l’Ouadi-Feiran, où ils pouvaient s’étendre à l’aise avec leurs troupeaux, alors d’autres diffi¬
cultés se présentent soudain . D’ abord , si les Israélites avaient dressé leurs tentes dans l’Ouacli-Feiran, comme c’est la seule grande et véritable oasis de la péninsule, on ne comprendrait plus l’expression de désert dont se sert l’écrivain sacré pour désigner les alentours du Sinaï. Ensuite, ils n’auraient pas été réunis et groupés au pied de la sainte montagne, comme nous l’apprend la Bible. Trop éloignés de celle-ci pour pouvoir l’environner, ils n’auraient pu assister de près aux grands prodiges qui accompagnèrent la promulgation de la loi. Enfin, la tradition unanime des indigènes de la contrée, tradition qui a guidé Justinien vers le
Chemin pratiqué dans le Nakb-Baderaii.
Djebel-Mousa et non vers le Djebel-Serbal pour y fonder
le couvent (pie nous avons décrit, tout nous reporte vers la première de ces montagnes et non vers la seconde, comme vers le véritable Sinaï. Les ruines de l’Ouadi-Feiran et les nombreux couvents qui,