PER
ANTON INI AN AM SVAM
Sauf le mot PER de la septième ligue, toute celle-ci a été martelée postérieurement, sans doute, comme le fait observer M. de Saulcy, pour que le nom de la légion qui avait fait le travail et qui se sera . rendue C°Upabl° de <ïuel<Iue rébelli™, fût ™ué à l’oubli. Cette inscription très-importante nous apprend que l’empereur Marc-Aurèle Antouin élargit {delatavit pour dilatavit) la route qui traversait le promontoire, en coupant les montagnes qui dominaient le fleuve Lycos, appelé ici Liens, par suite d’une erreur du graveur. Cette route, jadis plus étroite, était le sentier que les Phéniciens avaient pratique au-dessus de la voie actuelle, laquelle n’est autre chose que la voie romaine. L’empereur ht exécuter cet ouvrage vers l’an 173 ou 174 de notre ère, ainsi qu’on peut le supposer d’après
D E I) J E B E I L ( B Y BL OS) A B E Y B O E T ï I .
1 épithète de Germanicus qu’il ne prit qu’en 172, à l’occasion de sa victoire sur les Marcomans.
Au delà de cette inscription, d’abord vers l’ouest, puis vers le sud, commence, le long des rochers qui bordent a gauche le sentier primitif, la série des cadres et des bas-reliefs dont tous les voyageurs ont parlé, et dont je ne puis me dispenser de dire également quelques mots. Ce sentier, depuis longtemps hors d usage, est celui qu’ont parcouru les anciens conquérants égyptiens et assyriens qui ont subjugué le pays et qui, au moyen de neuf stèles, ont cherché à immortaliser le souvenir de leur passage.
La première stèle que l’on rencontre est un grand cadre rectangulaire ciselé dans le roc et orné d’une corniche et de moulures latérales. Le savant Lepsius a cru y découvrir le cartouche de Ramsès 11 et pense quelle était dédiée à Plitah, le dieu de Memphis. On y lit maintenant l’inscription suivante, toute moderne, qui rappelle la dernière occupation française :