‹ La terre sainteChapitre 52 sur 128 · P H É N I C I IL · texte numérisé non relu

P H É N I C I IL

En 1187, Saladin essaya, mais sans succès, d’emporter cette place. Vers la fin de la même année, devenu maître de Jérusalem, il assiégea Tyr pour la seconde fois, mais il échoua encore devant la résistance qu’il rencontra de la part de la garnison, que commandait Conrad de Monferrat.

En 1202 , cette ville fut ébranlée par un violent tremblement de terre, et la plupart des maisons furent renversées.

En 1291, Malek cl-Achraf, sultan d’Égypte et de Damas, s’empara de Saint-Jean d’Àcre, après un siège de deux mois. Le soir même de la prise de cette ville, les habitants chrétiens de Tyr s’embarquèrent avec leurs effets sur des navires et abandonnèrent cette place aux Sarrasins, qui y pénétrèrent le lendemain.

Aboulfeda, dans le quatorzième siècle, parle de Tyr comme d’une ville désolée et en ruine.

Le R. P. Michel Nau, qui la visita en 1G68, n’y trouva qu’un amas de débris, au milieu desquels quelques paysans étaient venus récemment se loger.

Jusqu’en 1766, Tyr resta un misérable village; mais, àcette époque, desMéloualis des montagnes voisines vinrent s’y fixer et bâtirent les murs, actuellement en très-mauvais état, qui l’entourent vers l’est.

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