‹ La terre seche substitue a l'eau dans le curage des fosses d'aisances ou salubrite et richesse publiques remplacant la maladie et la deperditionChapitre 10 sur 10 · DE LA VALEUR DES ENGRAIS · texte numérisé non relu

DE LA VALEUR DES ENGRAIS

Si le cabinet d'aisances est placé au-dessus d'une fosse ou trou, où l'eau ne pénètre pas, il faudra vider après trois ou six mois de service. Le produit, qui sera parfaitement inodore, devrait être amassé en un tas, mis à l'abri de la pluie, et retourné de temps à •autre. Au' bout de quelques semaines il sera sec et prêt à être employé.

Si le réceptacle est une boîte de fer ou un sceau, le contenu devrait être mis en tas, séché de nouveau et employé derechef quatre ou cinq fois (voyez page 12) après quelques semaines il sera sec et prêt à rervir,; la valeur en étant augmentée par l'usage répété que l'on en fait aux privés. L'état cla l'engrais devrait être à peu près semblable à celui du guano, et propre a être appliqué par rangs.

Pour ce qui a rapport à la valeur en argent des engrais, Mr. James, de Halton, nous a communiqué les renseignemts qui suivent. Il dit.—

•«Mr. J. Gadsden, qui possède plus de G00 acres de terre en cette paroisse et delà paroise voisine, a fait usage pour une récolte de navets, de la terre qui avait servi une fois aux privés, et a récolté quelques uns des plus beaux tubercules que j'ai jamais vus, et pourtant l'engrais avait été appliqué çà et là, et non comme il aurait dû l'être par j:angs. Sans hésitation aucune il estime qu'il vaut au moins £3 par tonneau.

«Mr. Gamble, qui possède ici une même étendue de terre, après un essai et calcul indépendants, est arrivé à la même conclusion.»

Mr. Henry Taylor, fabricant d'instruments d'agriculture, à Dorchester, et qui est aussi marchand d'engrais, et possède une petite ferme, fourni la terre pour les privés et les urinaux de l'école du comté de Dorset. Il fait enlever le contenu de la fosse d'aisance tous les trois mois. Il à fait l'essai de l'engrais aussi produit, pour différentes récoltes, et il nous a dit qu'il considère que le produit de trois mois, lorsque la terre n'a servi qu'une fois, vaut, lorsqu'il est *ec, de £2 à £3 par tonneau. Il a fait l'essai d'un semblable produit 'OÙla terre avait servi à plusieurs reprises, et il considère que la va-

leur de l'engrais augmente en proportion du nombre de ibis qu'il a c lé ( mplnyé de nouveau apx privés.

Quant à la valeur pratique de l'engrais, on peut ajouter foi aux fait suivant: —

On a appliqué à un quart d'un acre de terre semé de navets de Sut de. un quintal d'engrais de lerre qui avait servi cinq fois aux lieux d'aisan ces, et aux trois autres quarts du même acre, on a applique dans la m eine proportion, du superphosphate (valant alors £7-^10 le tonneau.) Sur le quart d'acre qui avait été fumé avec l'engrais de terre, lès navets pesaient un tiers de plus que ceux qui ont été récol tes sur les trois autres quarts de l'acre de terre. Toute la récolte fut consommée sur place par les animaux de la ferme; on n'appliqua lias d'autre engrais ; et l'année suivante la récolte d'orge fut plus belle sur le quart d'acre dans la proportion de quatre contre trois.

L'année suivante, sur une autre pièce de terre, la terre qui avait servi sept fois aux lieux d'aisances, fut employée à la place d'os broyés, à raison d'un quintal par acre. Le sol était pauvre, des navets blancs avaient été semés, et plusieurs juges compétents expri* nièrent leur opinion qu'il n'était' guère possible d'avoir une plus belle récolte. Mr Dickinson, de New Park Farm, Hampshire, affirme qu'un semblable mélange est égal aux os broyés, en eiïica cité, a un effet plus immédiat, et que son efficacité dure trois ans dans le sol,

Dans un jardin près d'Erith, appartenant au Révd. H. Bernan, • Belvédère, (à peu près un demi acre,) après l'avoir fumé annuellement pendant douze ou quatorze ans avec des engrais d'écurie, ou n'avait pu parvenir à lui faire produire quelque choee approebant d'une récolte. Les pois ne levaient pas. Les choux étaient extrêmement petits. Ni céleri, rhubarbe ou panais ne venaient. L'année dernière, par voie d'expérience, le fumier d'écurie fut abandonné, et la terre des lieux d'aisances employée.

La première semepee de pois l'ut détruite par une trop grandes abondance d'engraig. Pevenu plus sage par l'expérience, le jardinier en mit moins, son jardin stérile se transforma en np champ ferlile. bus pois s'élevèrent à sept pieds de hauteur, et étaient couverts de cesses ; les pommes d< s choux [égaient quatre livres et au-dessus, et h s passants s'arrêtait nt avec ètonnement pour demander quelle étaient la cause que ses récoltes étaient si supérieures aux,

A la prison du "Wrsl Riding, pu morceau de terre fut ensemencé d'oignons l'année dernière, en la pianière ordinaire ; le produit fut /.(//Celte année le même morceau de lerre a été fumé avec engrais de terre, et ensemencé fie nouveau avec de l'oignon, et fumé deux fois encore pendant que l'oignon levait. Il en est résulté une superlie récolte. Au même lieu, un demi acre de terre de pâturage a été fumé avec du fumier consomme évalue à 48s. L'autre moitié d'acre a été l'innée avec un demi Lorneaii d'engrais de terre. Les de V 5 l'<£ coites entête bonnes et d'égale valeur,

Quant l'engrais n'est pas déposé par rang sur le sol, il faut avoir soin de ne l'employer que lorsqu'il pleut ; autrement les sels précieux qu'il contient ne se dissolvent pas.

L'on suppose, appuyé sur beaucoup d'observation et d'expérience, qu'aussitôt que la terre couvre la déjection, quelque propriété ferlisantede cette déjection commence aussitôt à imprégner la terre ; et que lorsque la déjection est entièrement absorbée, la terre l'a de fait, digérée ou réduite en une forme ou condition qui la met en état de nourir la plante. L,e plus tôt, alors, la racine l'atteindra, lp mieux ce sera.

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