‹ La terre seche substitue a l'eau dans le curage des fosses d'aisances ou salubrite et richesse publiques remplacant la maladie et la deperditionChapitre 6 sur 10 · CAS PARTICULIERS · texte numérisé non relu

CAS PARTICULIERS

Dans le cas de privés ordinaires, soit gif il soient attachés à un cottage ou à une résidence plus étendue, s'il y a quelque difficulté à la changer de place, faite vider ec nettoyer la fosse, et emplissez-là jusqu'à une distance de trois pieds du plancher, et pavez-en le fond et mettez-le à L'épreuve de l'eau au moyen de ciment ou de cendre de charbon et de goudron. Pratiquez une ouverture en arrière, pour en sortir le contenu chaque fois qu'il deviendra nécessaire de de le faire. Amassez une quantité suffisante de terre quand le temps est sec ; et si l'on a pas un abri où l'on puisse garder cette terre, placez -là dans un coin de la place au charbon, séparée par une cloisou de planche, Lassez-là dans un crible dont les mailles ou trous se ront d'un quart de pouce. Et pour une famille d'un nombre ordinaire de personnes, si la terre ainsi amassée n'est pas assez sèche, mettez la quantité requise soit dans un four, ou le soir sous le poêle de cuisine.

Il a été inventé et breveté des machines simples que l'on fait mouvoir soit en tirant une poignée comme dans les latrines a soupape ordinaires ou par un siège à ressort. Ce mécanisme peut ^'adapter également aux latrines fixes et aux chaises d'aisance.* La terre est placée dans un réservoir en arrière du siège. Ce réservoir est pourvu d'une trémie, qui, lorsqu'on la lève, s'emplit «d'elle-même, et, tombant aussitôt par son piopre poids, lance la terre sèche de manière à couvrir l'mmondice. Dans le cas d'une chaise d'aisance, on place sous le siège un vase de fer galvanisé, qui reçoit l'excrément et la terre, et qui est enlevé, lorsqu'il est nécessaire, sans jeter aucune Odeur désagréable. Dans le but de transporter le contenu de ces vases, des étages supérieurs des Hôpitaux ou autres

a P~ur uec desc; j^tion et un plan d'u:i iiv.u d'aisance à la terre, voir Appendice A.

Chambres (le malades, un appareil pourra! t faeiîenl :il être fait comme suit : dans quelque partie commode de la mais,):), eu dehors

des murs (ou en de dans inèm •)' un tube de 12 pouces de diamètre pourrait être placé presque attenant au mur, au bout inférieur duquel serait une fusse ou un tombereau, dans lequel, à travers ce tube, serait jeté le contenu de ces vases, et qui pourrait être enlevé immédiatement si c'était un tombereau qu'un aurait placé sens le tube. Ce tube, fait de terre ou de fonte giacé en dedans, pourrait aussi être mis en rapport immédiat avee le siège des latrines des étages supérieurs, et s'il était pourvu, à son extrémité inférieur, dam foad mobile, faciliterait grandement le transport des matières, et en même temps épargnerait la nécessité de fusses eu pareil» cas. A vrai dire ce tube serait une fosse par lui-même ; comme l'espace y serait plus restreint que dans une fosse,- le mélange et la décomposition se feraient plus rapidement. Sou extrémité supérieur devrait presque toucher sous le sièg~e du lieu d'aisance, et son extrémité inférieure devrait descendre jusqu'à une distance du sol suffisante pour pouvoir placer, sous le tube, une brouette ou charrette, suivant les circonstances. En plaçant une ou l'autre dessous, et en ôtant le fond du tube, le contenu accumulé pendant une semaine, ou un ou deux mois tombera de son propre poids, et pourra être vuidé en deux ou trois minutes de travail. Ce tube pourrait être placé en dedans des murs extérieurs d'une maison, et descendre dans un appartement auquel on aurait accès par une espèce de porte de cave au rez,dechausêée.

En se servant d'une fosse comme réceptacle des immondices des* eendant des latrines à travers ce tube, il y aurait, il est vrai, avantage sur le tube employé lui-même comme losse. Voici comment : avec une fosse, la boite à la terre et la trémie peuvent être placées au has du tube, et on peut faire mouvoir la trémie du plus haut étage? de la maison, au moyen d'un fil de métal, et la nécessité de porter la terre en haut se trouve obviée. Dans tel cas deux hommes peuvent sortir et enlever le contenu d'une fosse à l'usage d'une famille de cinq personnes,- ayant servi durant six mois, en moins d'une heure.

Je ne dois pas omettre âe parler ici de l'application du principe de la terre sèche aux urinaux, spécialement pour les Ecoles et tes stations de chemin de fer, et autres places publiques. * L'appareil est simplement un trou ou fosse de quatre ou cinq pieds de largeur, de la longueur requise, et de la profondeur convenable pour permettre qu'il soit vuidé le plus facilement possible, mais de pas moins de trois pieds. Sur un espace ds 12 ou 18 pouces de la largeur de cette fosse ou trou, il y a un grillage de fer,- sur lequel se tiennent ceux qui se servent de cette fosse ; les barreaux de ce grillage doivent être assez rapprochés les uns des autres pour empêcher que le

Pour uadessia d'Uiinaux tels que décrits plus haut, veir Appendice B,

pieds ne passa entre. De l'exténuté intérieur de ce grillage s'élève une palissade en fer. La division en compartiments est la même naturellement que pour l'ancien système. Il doit être à l'abri de la pluie. Si l'on empêche de cette manière que l'urine ne tombe sur la pierre, l'ardoise ou le bois, et si elle tombe entièrement sur la terre, si cette terre est bien fournie et si on ne la laisse pas devenir très mouillée, toute odeur désagréable et nuisible est absorbée, et un engrais précieux produit. Il va des urinaux publics fréquentées par 2000 personnes par jour. Est-ce trop dire que l'engrais que l'on sauverait à ces urinaux, si l'on y appliquait le système à la terre sèche, vaudrait de 21. à 3/. par jour ? Il y a une semaine ou deux je fus prié de visiter les privés et urinaux d'une école nationale de 400 enfants. L'odeur était tellement infecte qu'il me fut impossible d'approcher plus près que 30 pieds de ces lieux. Eh bien, ces lieux peuvent être rendus parfaitement inodores par l'usage delà terre sèche; et je suis porté à estimer la valeur des engrais qui sont maintenant perdus, nuis qui seraient alors gagnés, à certainement pas moins que 5s. par jour.

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