IV. DE L INTRODUCTION DANS LES VILLES DU SYSTEME A LA TERRE SECHE
Pendant quelque temps après avoir découvert les principes, décrits dans un chapitre précédent, et la possibilité de leur application en général, je fus tout à fait disposé à céder aux difficultés qui semblaient s'opposer à leur application dans les villes, et à ne porter mon intention exclusivement qu'aux maisons séparées et à quelques grandes institutions et villages. Mais chaque année a aidé à aplanir ces difficultés, la première desquelles était la grande quantité de terre qui paraissait être nécessaire. Mais par degré nous avons atteint ce point, que pour l'absortion des déjections ou, excréments seulement 4 livrer de terre par jour en moyenne pour une personne seraient suffisantes. Gela ferait un demi quintal de terre pour 15 jours ; et pour une famille de cinq personnes L2J quintaux pour 15 jours, ou l tonneau pour seize semaines, ou 3J tonneaux pour une année. Quelle est la famille qui se plaint du trouble que lui cause le charroyage d'une égale quantité de charbon chaque année ? Il ne serait pas nécessaire d'enlever les matières plus souvent, et le travail requis pour cette objet ne serait guère plus considérable ; mais alors ce travail ne tomberait pas sur la famille elle-même.
Pour mettre ce système en opération dans une ville, il faudrait qu'il se format une compagnie, qui serait de fait une compagnie à engrais, et qui trouverait son avantage à préparer et fournir la terre, et a l'enlever pour le moins sans qu'il en coûtât rien aux occupants de maisons. Cette compagnie aura besoin de hangars
* Pour renseignement important par rapport à l'usage de ce système dans les prisons' voir Appendice D.
pour faire sécher la terre, et de magasins; et tout naturelle mon Jfuii équipage d'hommes avec chevaux et charrettes. Ou a proj ^établir une semblable compagnie à Slieiïield; mais à Lauc; ster, \y Garnett, Ecuyer, de Quernmore Park, a ouvert à ses risques et dénens un établissement d'essai, et après trois mois il fait un rapport tn's favorable de ses progrès.
Une compagnie telle que je viens de mentionner, pourrait lorsqu'elle- en serait requise, Fournir les cabinets d'aisances moyennant un loyer modéré, qui serait payé par les occupants des maisons — fui arrangement qui, eu bien des cas, tendrait à leur meilleur pré* serva.tion. Et si à la valeur des engrais -J- provenant de cette source fou ajoute celle provenant du nettoyage général de la ville et des places publiques,— les balayures des rues, la suie, le refn cl boucheries^ etc.— je suis convaincu que Gs. Sd. à 10$, par tète serait une estimation plutôt trop basse que trop élevée de la valeur
totale.
Mais même en supposant pour un instant que cette estimation soit trop élevée., et qu'un conseil de ville ou un bureau de santé entreprenant l'ouvrage ne réalise pas plus que ses dépenses, la ville est nettoyée ponr rien, et complètement nettoyée, auiieu d'être lourdement chargez de taxes pour n effectuer qu'an nettoyage très imparfait,
HENRY MOULE, A. IL Vicariat oë Fordingtos'
DoRCHESTER,DoRSET, 1866.
| Au sujet de la M valeur de* engrais " voir Appendice D. » .
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Afpexdice A.
&TKAIT ûV\r PAMPHLET PUBLIÉ PAR LA COMPAGNIE DE CABINETS
d'Aisances a la Terre, brevetés de Moule, Londres.
CABINETS D'AISANCES A LA TERRE, BREVETIÎS de MOULE/
Cette invention remédie efficacement aux maux résultant des iosses d'aisance ordinaires et des latrines à soupape \ et prévient aussi l'odeur infecte que produit l'usage des chaises d'aisance ordinaires dans les chambres a, coucher, dans les salles d'Hôpitaux, les cellules de Prisons, etc.
Cette invention est fondée sur la propriété bien commue qu'a la terre d'ô ter tonte odeur ; une certaine quantité de terre sèche dét:*uisant toute odeur, et prévenant entièrement toutes exhalaisons mal gaines et autres incommodités-. L'application pratique de cette propriétée a été faite avec succès an moyen de la présente invention, qui pourvoit à toutes les- opération en détail.
Outre sa supériorité sur le système à l'eau pour détruire toute odeur, le système à la terre est plus économique, tant sous le rapport du premier coût de son établissement :jue des dépenses de son fonctionnement subséquent, vu qull ne requiert ni réservoirs a l'eau ni canaux dispendieux ; nul danger a craindre de la gelée ; et le produit es-t en engrais de grande valeur pour les agriculteurs et les jardiniers-. L'approvisionnement de la terre nécessaire et la vidange, ne causent pas plus d'inconvénient que l'approvisionnement du charbon et la vidange de la cendrer tandis que la valeur des eugrès paie amplement les dépenses. Ajoutez a celar que la cendre passée au tamis, au lieu de demeurer dans une boîte jusqu'à ce qu'elle devienne nuisible, peut être mêlée avec la terre, et en diminuer ainsi la quantité requise. Dans certains cas la cendre seule peut servir ; — â bord des vapeurs, par exemple, où la cendre est jeté^ à la mer tous les jours, et où l'usage des privés à la terre nonseulement éviterait de grandes dépenses, mai* ferait disparaître urne? incommodité intolérable.