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« Dans ces circonstances, les Inspecteurs croient qu’il leur sera « permis de mentionner, avec quelque satisfaction, le fait que ce « Bureau a été, ils le pensent, le premier corps public sur ce con- « tinent qui ait officiellement appelé l'attention publique sur le sujet, «et qui ait pris des mesures pour éprouver l'efficacité du nouveau « système, en en faisant l'expérience, d’abord dans le Pénitencier « Provincial et ensuite dans plusieurs Prisons Communes du Pays.
«Les Inspecteurs n'hésitent pas à prédire qu'avant plusieurs «années le système «à la terre sèche» qu'il a été leur bonne « fortune d’inaugurer sur ce continent, sera d’un usage général, «non-seulement dans les Prisons et autres Institutions Publiques « du Canada, mais encore dans les Institutions Publiques et les « résidences privées sur tout le continent»
Dans le printemps de la présente année, Son Excellence me fit transmettre plusieurs autres documents obtenus, à ma suggestion, du Bureau Colonial, donnant des renseignements plus détaillés au sujet du fonciionnement pratique du nouveau système,
Avant qu'il se soit présenté une occasion de soumettre les documents en dernier lieu mentionnés au ci-devant Bureau des Inspecteurs, l’Acte relatif aux Pénitentiers, passé durant la dernière
session du Canada, étant venu en force, le Bureau a cessé d’exister,
et avec lui ont cessé mes rapports officiels avec les Institutions Charitables et Pénales du pays.
Quoique je ne pusse, en conséquence, intervenir officiellement dans l'affaire, je hasardai, comme «Amicus Curie » de soumettre au Secrétaire d'Etat du Canada les dépèches et autres documents en ma possession, ayant rapport au nouveau système de privés, et je suggérai, en même temps, vu que le sujet avait une si grande importance pour la société en général, tant sous le point de vue
sanitaire qu'économique, que le Gouvernement serait justifiable de
prendre des mesures pour donner publicité à la découverte, dans le but d'encourager et de faciliter son introduction, non-seulement dans les Prisons, Hôpitaux et Asyles du Canada, mais aussi dans les Casernes et autres établissements où se trouvent agglomérées un grand nombre de personnes.
Je représentai que le moyen le plus efficace de disséminer les renseignements nécessaires sur le sujet, serait de publier et distribuer, avec la sanction et sous la direction du Gouvernement, un petit pamphlet exposant la nature et l'importance générale du
système «à la terre sèche, » et la manière la plus simple de mettre ce système en pratique dans les Institutions publiques et ailleurs.
Je disais à l'appui de ma suggestion, que «La Commission Sanitaire à Calcutta » avait fait ré-imprimer un des écrits de Mr. Moule, et l'avait envoyé à chaque poste dans l'Inde; de plus, que le Gouvernement de Punjaub avait traduit ce même écrit, et qu’en 1864, plusieurs natifs de la classe supérieure avait adopté le système.
Ma suggestion rencontra l'approbation du Gouvernement, et comme je m'étais occupé quelque peu du sujet, la tâcue de préparer le pamphlet proposé, me fut confiée.
Les remarques précédentes ont pour but d'expliquer l'origine et le sujet de la présente publication, et mes rapports avec cette publication.
Deux modes se présentaient à moi pour m'acquitter de la tâche dont m'avait chargé le Gouvernement ; soit de ré-imprimer tout simplement et sans aucun changement, un des pamphlets de Mr. Moule déjà devant le public, ou bien de compiler, sur les documents en ma possession, un traité quasi original sur le sujet. Je décidai d'adopter le premier plan, non-seulement comme étant le plus aisé et Le plus simple, mais aussi parce qu’il était le plus franc et le plus honnête envers Mr. Moule.
Il m'a semblé juste que Mr. Moule ait une occasion de soumettre sa découverte au peuple du Canada dans son propre langage et à sa propre manière, et que, dès le début, son nom soit associé à l'introduction, dans ce pays, de la grande réforme sanitaire et économique, que, guidé seulement par le désir de rendre service à ses semblables, ii a travaillé avec tant d’habilité, de fermeté, de persévérance et de succès, à établir, et qui lui a assuré bien justement vne place parmi les bienfaiteurs du genre humain.
Le pamphlet choisi pour être publié est celui qui a été écrit par Mr. Moule en 1866, dans le but exprès, comme il Le dit lui-même, de donner un état plus ample et plus pratique qu’il n'avait été fait précédemment, des avantages et du principe du système à la terre sèche, «de l'application de ce principe aux cas particuliers, et de la possibilité de le mettre en usage général dans les villes et les villages
Ce nouveau système pouvant être adopté facilement et avec avantage dans nos villages, villes et cités, il ne devrait pas manquer d'attirer l'attention sérieuse du public dans notre pays le Canada.
Il n’est guère besoin d'aller loin hors de la Métropole, pour être péniblement convaincu que le système de fosses d’aisance en usage
dans quelques unes de nos cités n’atteint pas tout à fait une per-
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Le travail de l'Editeur, quoique comparativement facile, n’a cependant pas été nominal. Outre les notes explicatives attachées au pamphlet, qu’il a écrites, l'Editeur s’est donné quelque trouble à recueillir de diverses sourses, la matière contenue dans l’appendice. L’'Editeur se flatte qu’on y trouvera des renseignements pratiques et utiles sur plusieurs points d'importance spéciale, auxquels il n’a pu être fait allusion que brièvement dans le court écrit de Mr. Moule.
Si les pages qui suivent peuvent être le moyen de faciliter l’introduction en Canada du nouveau système, l'Editeur aura la satisfaction de penser que, grâce à l’action libérale et éclairée du Gouvernement Canadien, il lui a été permis de contribuer quelque peu à promouvoir une œuvre de grande importance nationale, une œuvre sur laquelle, autant qu’il est à sa connaissance, il a été le premier officier public sur ce continent qui ait attiré l'attention publique.
Dans la préface, le système à la terre sèche de Mr. Mouie a été désigné partout comme le système nouveau. Cette expression est sujette à objection. Mr. Moule lui-même, dans son Pamphlet «De la Santé et la Richesse Nationales » nous dit, «que les rapports officiels «de l'Inde prouvent que la nouvelle méthode de rendre inodores les « matières fécales était anciennement connue des Indous, et de plus. «qu’elle était en usage chez les Chinois dans le sud de la Chine, de «temps immémorial» Il semblerait même que l'observation d'une semblable pratique avait été prescrite par Moïse aux Israélites dans le désert.* En vérité, il n’y a rien de nouveau sous le Soleil!
En terminant, il est peut-être à propos de dire qu’en partie, à cause de la nécessité qu’il y a eu d'écrire en Angleterre pour des renseignements sur certains points, eten partie pour des raisons privées, la publication du présent Pamphlet a été quelque peu retardée.