Archives du dépôt de la guerre
firent feu sur les royalistes. Ceux-ci très-inférieurs en nombre durent prendre la fuite. On les poursuivit à coups de fusil. Aucun d'eux ne fut atteint. Mais, ils arrivèrent aux portes d'Avignon, après avoir couru les plus grands périls et exaspérés *.
Le major Lambot y fit son entrée dans la matinée du 15, traînant à sa suite les bandes indisciplinées qu'il avait recrutées depuis huit jours, formées en grande partie de la lie du peuple, d'individus qui ne respiraient que vengeance et pillage et qui, sous prétexte de faire justice au nom du roi, commencèrent à se livrer au désordre. La population d'Avignon n'était que trop disposée à leur fournir des complices. Depuis le 6 juillet, elle était en état de révolte; l'énergie du préfet et la présence du général Cassan avaient seules pu la contenir. Après leur départ, elle se souleva pour accueillir les défenseurs de la cause royale et s'associer à leurs passions. Vingt msdsons furent livrées au pillage ; d'honorables citoyens, maltraités et emprisonnés : « Les rues sont désertes, écrivait le préfet qui attendait son successeur. Tout est en proie à la crainte et à la stupeur '. » Il y eut