‹ La terreur blanche: épisodes et souvenirs de la réaction dans le Midi en 1815, d'après desChapitre 72 sur 86 · AU MINISTRE DE LA POLICE · texte numérisé non relu

AU MINISTRE DE LA POLICE

Le motif des sept assassinats est, selon leurs auteurs, le défaut de punition des prisonniers chefs de fédéralistes, ou faisant partie du bataillon sacré ou qui ont dépouillé les miquelets après la capitulation du duc d'Angoulême.

A quatre heures du soir, les ordres furent donnés pour mettre la garde nationale sous les armes avec ordre d'arrêter tout homme armé sans ordre.

Étant instruit que ces hommes exaltés m enaçaient de forcer la citadelle et les prisons pour égorger les

prisonniers, je requis des mesures sûres pour s*opposer à ces crimes.

De concert avec le préfet et vingt-quatre offîciers (1 etat-major, à neuf heures du soir, nous parcourons tous les faubourgs jusqu'à minuit.

Pour calmer la fureur de ces égarés, les autorités royales ont pensé que la commission militaire devait dans la journée prononcer sur le sort des coupables traduits devant elle depuis sept jours.

Proclamation du préfet annonçant la mesure et défendant de parcourir les rues avec des armes et ordonnant à toute force armée d'arrêter les contrevenans.

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