PREFACE
A l'époque même du Directoire, sous l'impression immédiate des actes de persécution, la période dont il va s'agir ici avait déjà reçu le nom de Petite Terreur, ou encore, de Seconde Terreur. Depuis, ce nom s'était perdu, les victimes ayant omis de le relever et les amis delà Révolution l'ayant soigneusement écarté. Je viens le rétablir et le justifier '.
C'est donc un procès au Directoire^ mais qui ne date pas d'aujourd'hui. Tels mots de ce temps-là sont restés célèbres. Tronson du Coudray, appelait, dit-on, la déportation à la Guyane une guillotine sèche, pour marquer que, sans le secours des échafauds, le Directoire avait trouvé moyen de se débarrasser de ses adversaires. Fiévée écrivait que « le Directoire n'avait pu mettre historiquement, entre la Convention et son
•• La Revue des Questions Historiques (avril 1882, avril 1883, avril et octobre 1884) avait daigné accueillir les principaux résultats de mes recherches. Ce travail primitif a subi un remaniement complet et d'importantes additions; le livre I" et le livre IV sont entièrement inédits.