‹ La terreur sous le DirectoireChapitre 42 sur 81 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

ils rcvionncnl ;ijir("'s thoi'niidor. tels ils so trouvoiit à la fin delà Convention, lorscju'ils reprennent à leur compte toutes les lois de sang que les Jacobins avaient faites ; tels entin, maîtres du pouvoir en entrant au Directoire, ils se manifestent, timidemcnl avant fructidor, hardiment et ouvertemenl après.

Ce sont ces modérés qui, sans provocation de leurs adversaires, devant la France lassée de crimes, affamée de libertés calmes et de garanties constitutionnelles, organisent ime SECONDE TERREUR ', qui, loin de distribuer à des proconsuls le soin de leurs vengeances, s'en réservent le privilège ; qui, sans tribunaux, sans publicité, sans laisser aux accusés le moyen de se défendre, déportent quatorze cents prêtres et se fatiguent jusqu'au dégoût (ils l'ont avoué) à signer chaque jour des tables de proscription ; ce sont ces modérés qui choisissent une à une leurs victimes pour les envoyer à la mort, comme s'ils prenaient plaisir à distiller le sang goutte à goutte de leur plume de régicides.

Puisse tomber enfin le masque d'humanité dont ils s'étaient affublés et que l'indifférente postérité leur a laisse! Puissent aussi, en représailles, quelques reflets glorieux éclairer la mémoire de leurs trop nombreuses victimes, toutes marlyres de la justice et la plupart de leur foi !

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