DÉPORTATION A LA GUYANE
N. B. — J'ai classé cette série de déportés en décédas, émigrés, rapatriés et établis, dans la pensée que cette division aiderait mieux que toute autre à l'intelligence du livre.
Pour ne pas allonger cette liste, je me suis abstenu d'indiquer le lieu d'origine, sauf dans les cjs où je n'avais pas d'autre renseignement. J'ai préféré marquer la fonction et le lieu où elle s'exerçait. Grâce à ces indications où j'ai mis toute la précision que permet l'état des documents officiels, il sera facile au lecteur d'établir le groupement par départements. Cependant, pour satisfaire au moins partiellement à ce désir, j'ai pris soin de donner ce groupement des prêtres déportés à la Guyane dans la Déportation à Vile de Ré [Infra, V), au moins pour les départements les plus éprouvés.
Quelque nombreuses et prolongées qu'aient été mes recherches, elles n'ont pas toutes abouti. J'appelle bien volontiers des rectifications appuyées de preuves.
J'ai cité quelquefois Pitou et Louis Petit (L. P.).
Dans son Voyage à Cayenne, Pitou a donné des listes accompagnées de quelques notes ; il en avait trouvé les éléments à Cayenne môme, aux archives de la colonie, entre la chute de Burnel et l'arrivée de "Victor Hugues. A défaut de documents officiels, je cite Pitou, mais sans me porter garant de son exactitude.
Quant à Louis Petit, c'était un prêtre de l'Yonne, déporté à Rochefort d'abord, puis à l'île de Ré, où il débarqua' le
' Voici le texte de l'arrêté de déportation qui le frappa (28 mars i 798) : (I Considérant que le nommé Petit, ministre du culte catholique de la commune de CoLirgenay, canton de Villeneuve (Yonne), a invité ses sectateurs à assister à une cérémonie funèbre qui a eu lieu en l'honneur de Louis Capet ; que, sur l'invitation faite aux citoyens par la municipalité de transporter l'exécution de leur culte aux décadis, il les a exhortés à ne pas se rendre à cette invitation civique et leur a recommandé de ne point permettre que leur église soit profanée, ajou-
1" juin 1798. Il existe une liste, imprimée, si l'on en rroit le titre, à la Rochelle, chez Lhomandie, et signée : Louis Peut, l'un des déportés. Mais ce n'est pas à la Rochelle, c'est à Hambourg, croyons-nous, qu'elle a du être imprimée : Louis Petit a pu faire passer des listes, des notes ; mais les éditeurs y ont ajouté des noms et des indications sur les détenus de Bruges et de Gand et des lettres venues de Cayenne à Hambourg, que le déporté de l'ile de Ré ne pouvait pas fournir. Les indications de ces listes sont très souvent fautives, l'orthographe des noms et surtout des lieux a sans cesse besoin d'être rectifiée ; néanmoins, c'est une source de renseignements, qu'il ne faut pas négliger, tout en s'en défiant. J'ai cité très rarement Louis Petit pour la Déportation à la Guyane : je le citerai plus souvent pour celle de l'ile de Ré.
Explication des abréviations.
C, curé; v., vicaire; c"', constitutionnel; dess', desservant; pr., prêtre ; ass., assermenté; rétr., rétracté ; dom., domicilié; Cay., Cayenne; anc, ancien; c"", canton; f mort; Con., Conanama ; Sinn., Sinnamary ; App., Approuague ; Mak., Makouria ; Oy., Oyapok.
Les chiffres qui suivent les prénoms indiquent l'âge des déportés en 1798. Les noms en ilaliqut's sont ceux des laïques.