P. Bar. La pratique de l'art des accouchements
leurs forces. Privés du lait maternel qui leur est indispensable, ils dépérissent le plus souvent et sont exposés à toutes les infections, en particulier à la gastro-entérite si meurtrière pour les débiles de juin à septembre.
Nous avons pu réunir huit observations (obs. II, I, VIT, VIII, X, XIII, XIV, XVII), et toutes nous ont démontré les bienfaisants résultats qu’on pouvait obtenir, tout de suite, en substituant au lait même stérilisé le lait de la mère grâce à nos tétées artificielles.
Nous mettons ici en relief leurs principaux caractères Dans l'observation Il, on commence les tétées artificielles le 22 avril, quatre jours après l’accouchement. Le lendemain, l'enfant a augmenté de 50 grammes. Le 26 avril, le poids de l'enfant à la naissance esi récupéré. Le 28, l'enfant a pris 5o grammes et se trouve capable de prendre le sein.
Dans l'observation III nous commençons à traire la mère, quatre jours après l'accouchement, le 22 avril. Le lendemain, non-seulement la perte de poids s'arrête, mais nous constatons une augmentalion de 30 grammes. Le 24 l'enfant augmente encore de 40 grammes et déjà il peut prendre le sein.
L'observation VII nous fait intervenir trois jours après l'accouchement, le 11 mai, le lendemain l’en-
fant a déjà pris 30 grammes.
SRE LS
Le 13 mai il a encore augmenté de 50 grammes. Bien mieux, il tette.
L'observation VIIT nous faitintervenir quatre jours après l'accouchement, le 15 mai, le lendemain, l’enfant a pris 30 grammes.
Le 19 mai, ila encore pris 20 grammes, et de plus il tette.
Dans l'observation X nous commençons nos tétées trois jours après l'accouchement, le 18 mai. Le lendemain, l'enfant a déjà pris 30 grammes. Mis au sein, il tette.
L'observation XIII nous présente un enfant pour qui la déglutition était même impossible. Pendant la journée du 25, notre première journée de traite, c’est vainement qu’on essaya de lui faire absorber un peu de lait. Il rejetait incessamment les plus petites quantités qu’on essayait de lui introduire dans la bouche.
Devant cette intolérance, M. Wallich nous conseilla de faire couler seulement quelques gouttes à l’aide d’un compte-gouttes. Ce fut peine inutile. L’enfant rejetait tout. Le 26, il avait pourtant conservé son poids.
Dans la journée il commença à sortir de sa torpeur, à s’agiter, à faire des mouvements de déglutiton. Le 25 il avait augmenté de 20 grammes. Le lait venail abondamment. L'enfant mis au sein tentait des mouvements de succion. Le lendemain il avait
‘encore pris 30 grammes. Mis au sein, il prenait luimême sa ration.
L'observation XIV a son importance. Elle nous présente deux jumeaux, deux petits prématurés. Nous commençons pour eux nos tétées, cinq jours après l'accouchement le 25 mai. Le 26 leur poids est resté stationnaire. Le lendemain, ils ont encore diminué,
Le 28 ils gardent tous deux leur poids. Le 929 l'arrêt dans la déperdition paraïñt s'affirmer et l’un d’eux a augmenté de 10 grammes. Enfin, le 30, chacun d’eux a augmenté de 10 grammes. Ce qui est intéressant, c'est l'arrêt brusque dans la déperdition qu'il faut bien constater et qui se manifeste dès l'instant, pour tous les deux, où on commence à jieur donner du lait de leur mère.
Ces enfants qui, la veille encore, avaient perdu respectivement 50 et 50 grammes conservent en même temps leur poids. Le 25, après une légère fluctuation, ils retrouvent, en même temps, leur équilibre et dès le 29 on devine que leur ascension va être parallèle.
L'observation XVII nous, fait intervenir quatre jours après l'accouchement le 8 juin. Le lendemain, le poids reste stationnaire, maïs à partir du-10 il augmente régulièrenent, et en six jours l’enfant prend 100 grammes.
Ce qui frappe de suite l'esprit dans nos observations c’est l'arrêt brusque de la perte de poids dès qu’on donne à l’enfant du lait maternel.
Aussitôt l'enfant augmente progressivement, devient plus vigoureux et très rapidement, au bout de deux ou trois jours, la tétée artificielle est inutile. L'en fant prend le sein et n’a plus besoin de nous.
Ce n’est pas tout. Nous avons, par nos tétées, économisé de la peine au nourrisson. Nous avons augmenté chez sa mère la richesse de la sécrétion. Nous lui avons préparé une nourriture abondante, modélé des mamelons devenus parfaitement préhensibles. |
Nous avons pu appliquer tout de suite à l'enfant le bénéfice da lait maternel et provoquer plus rapiment chez la mère une sécrétion généreuse que la débilité de son enfant ne lui permettait pas d’espérer.
2 = |3.100|19-33 juil. |18avril|150/495, 465, 4o0,| + 5 | 520, 195, 220 + o + 30 + 20 |
| Le bi a | Obs. | Poids E i à L D R. Acc. | | Tr Augmentation N Daiss. 2 ét. artif, | quotidienne | 5 |
3 |2.950| 7-10! juil.|r8avrill250! 505, 480 + 30 + 4o |
7 3.100|23-27 août} 8 mail350| 505, 465 + 30 + 50
8 3.400|11-15 août| 11 mail300| 385, 388 + 30 + 20
115 mai|300 390 + 3o
22 mail350/410, 430,475 | —, + 20 + 3
(20 mail250|1r5, 210! 270,| —, — 30, —,—,
200! 395, 405 | 10 —,— ka,
| | | i 17 3.100|16-16 août| 4 juin;100 208, 275, 360,| + 30 + 10 + 20 À | 121309, 419: 453 —+ 20 + 3a