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mère qui Jui offrira des seins convenablement confor més.»
Ce passage nous a paru intéressant à reproduire in extenso parce qu'il indique des moyens complètement abandonnés et contient déjà le germe des procédés les plus récents. Loin de nous ces bouts de sein formés d’une plaque de bois, que la femme était condamnée à porter pendant deux ou trois mois, tel un instrument de torture. La titillation digitale exposant aux traumatismes, aux souillures, à l’infection ne nous paraît guère plus recommandable.
La succion directe mérite une place à part. Elle a été fort longtemps en honneur et Cazeaux déclare « que ce sera souvent le meilleur moyen ». Malheureusement la succion directe par la femme de cham bre intelligente, ou la personne complaisante a fourni trop d'exemples de contagion syphilitique pour qu’on lui conserve la vogue dont elle a pu jouir autrefois.
Nous ferons des réserves identiques pour l’enfant âgé de six semaines à deux mois. La syphilis héréditaire peut en effet se manifester tardivement. Le coryza, l’onyxis, les lésions ulcéreuses de la bouche ou de l’anus éminemment contagieuses peuvent n'apparaitre qu'après le deuxième mois.
Quant au jeune chien, c’est un pis-aller.
Mais nous trouvons déjà l'indication des« tire-lait » dans la pompe« qui, à chaque coup de piston, exerce des tractions sur l'extrémité du mamelon et le fait proéminer ».
Tous les moyens que nous avons énumérés ont
fait leur temps parce que nous sommes à la période de l’asepsie et qu'ils nient toute asepsie. Le moindre reproche qu’on puisse leur adresser est leur aptitude à la contagion et à la plus grave de toutes, celle qu'il
faut toujours avoir en vue : la syphilis.