CHAPITRE II
Appareils divers imaginés antérieurement pour traire le lait
Je n’insisterai pas sur le bout de sein de Bailly que tout le monde connaît. Il a pu rendre des services appréciables quand on n’avait rien de mieux. Aujourd'hui ce n’est plus le cas. Je me contenterai de reproduire ici la critique de M. Auvard qui met les choses au point : « Cet instrument, dit-il, a un gros inconvénient qui oblige souvent de renoncer à son emploi. L'enfant pour aspirer le lait par son intermédiaire est obligé de faire des efforts beaucoup plus considérables qu'à l’état naturel. Souvent il se rebute dans sa tâche trop pénible pour ses jeunes forces, il refuse de continuer à sucer, et au lieu de téter, se met à pleurer.
« Il faut des enfants complaisants et vigoureux, pour réussir avec le bout de sein de M. Bailly (1). »
Les accoucheurs se demandèrent alors si on ne pourrait pas demander à la mère l’effort qu’on ne pouvait obtenir de l'enfant, et cela les conduisit à la conception des téterelles bi-aspiratrices, ainsi nom-