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Auvard. Zn leçon de clin. obstétricale, de Budin

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mées parce que l'enfant et la mère se servent de la même téterelle pour aspirer. Mais, dans ces. téterelles, la mère seule fait un effort, et s'impose une fatigue. L'enfant boit comme à une fontaine d’où le lait jaillirait spontanément. Ces appareils se composent essentiellement d’une capsule en verre destinée à recueillir le lait, et qui s'applique sur le mamelon. Cette capsule est munie de deux embouts. Chacun d’eux est relié par un tube en caoutchouc à une tétine. Il y a une tétine pour la mère, une tétine pour l'enfant. Dans l’appareil de M. Auvard, la capsule verre est conique. Il n’y a qu’une soupape dans. l'intérieur de la tétine destinée à l'enfant. Dans Pappareil de M. SMESTER, la capsule est plus large, à cône plus allongé. Cette partie de l'appareil qui ressemble un peu au bout de sein de Bailly et qui est destinée à l'enfant, est terminée par une tétine avec soupape. La tétine destinée à la mère est aussi munie d'une soupape. Mais le système des soupapes a toujours donné des désillusions et nous laissons volontiers la parole à l’inventeur qui s'écrie plaisamment : € En théorie, mon bout de sein n'est pas mauvais. Mais en pratique ! Les soupapes ne marchent pas. Elles ferment trop ou trop peu, de telle sorte qu'un appareil qui, théoriquement, remplit toutes les indications, pratiquement se détraque à tous moments. »- Il nous parait inutile d’insister.

Enfin M. Budin, au lieu d’une capsule conique ou Cylindro-conique, emploie une ampoule en verre sphérique, rappelant l'aspect d’un verre à ventouses,

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« En effet, la capsule conique étant large, évasée, nous avons vu, écrit-il, certaines mamelles très souples se précipiter jusqu’au fond, et la remplir entièrement ; dans ces cas, le lait, s’il jaillissait du sein, montait directement dans la bouche de la nourrice ; plus généralement, le mamelon s’appliquait sur les varois de l’appareil et le lait ne coulait pas » (1).

Si ingénieux que soient ces appareils, ils n’échappent pas à une légère critique. [ls sont d’abord très fatigants pour la mère. Chacun sait combien il est pénible d’aspirer un peu de liquide avec une pipelte si on est obligé de se livrer assez longtemps à cet exercice. Quand le mamelon est plat, a fortiori s’il est ombiliqué, il faut déja déployer une certaine vigueur pour le faire saillir. Si le lait monte difficilement, s’il vient sourdre goutte à goutte, l'effort devra être considérable et soutenu. L'enfant ne se fatigue plus, mais la mère s’épuise. Elle est bien près de se décourager et d’imiter le geste de l’enfant qui abandonnait le sein quand les difficultés lui paraissaient trop grandes.

Ce n’est pas tout. Pour réaliser l’asepsie nécessaire, M. Budin recommande d’écouvillonner les tubes, et de faire bouillir l'appareil une fois parjour. Ces manipulations ne se font pas sans dégâts et l’appareil s’abîime vite. I! faut le renouveler ou renoncer à son entretien. [l y a donc deux gros inconvénients : l’un pour la mère et l’autre pour l'enfant.

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