‹ La Théobromine et son action thérapeutiqueChapitre 4 sur 33 · PTS PE DSP DE NN VE TETE PR VE · texte numérisé non relu

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Introduction

De toutes les médications diurétiques, il n’en est guère qui aient connu la vogue de la théobromine. Peu nuisible, trop facilement maniable peut-être, elle eut le sort commun aux remèdes actifs. Elle s’échappa de son véritable domaine. |

Lorsque, nouvelle venue, elle fit son aparition dans la pharmacopée, elle n'eut d’abord qu'un rôle bien effacé. Sœur pauvre de la caféine, elle venait en second ordre comme «médicament d'épargne ».

Ce fut Schrœder qui établit son action diurétique en L. 1888. Puis Widal lui alloua sa véritable place dans la thérapeutique, la considérant comme le meilleur des diurétiques déchlorurants.

Elle eut alors un succès qui outrepassa ses véritables

mérites. ce fut le diurétique à la mode et les indications

e les plus diverses lui furent attribuées.

Il faut avouer que bien des affections hydropigènes

ne profitent guère des médications diurétiques. Il était tout naturel que, dès son apparition, la théobromine y

fut essayée. On ne se soucia pas si la rétention hydrique

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ainsi traitée résultait d’un défaut d'élimination des chlo-

rures.

Puis, les infections, les auto-intoxications furent sou-

mises à son action, sans grand succès d’ailleurs.

Cet emploi désordonné décevra le praticien dans ses exigences. Lassé de ses trop grandes variations, il évitera de la prescrire.

Elle doit garder, cependant, une place d'honneur dans le chaos de notre thérapeutique. C’est un diurétique merveilleux dans les néphrites hydropigènes et les œdèmes des asystoliques.

« On peut dire encore aujourd’hui que la théobromine continue d’être prescrite dans les maladies où elle n’a que faire. Or, à une époque où le métabolisme de l’eau et la pathologie des œdèmes sont à l’ordre du jour, où l’on a mieux délimité le domaine de la rétention chlorurée, où l’on aperçoit de plus en plus la multiplicité et la complexité des facteurs qui déterminent la rétention aqueuse dans l'organisme, il n’est peut-être pas inutile . de revenir sur la question de la théobromine, de faire la somme des ‘notions pharmacodynamiques qui sont à la base de son emploi et de mettre en parallèle les résultats que l’on en obtient dans les diverses circonstances cliniques où on la fait intervenir, de se demander si ‘c’est un diurétique général ou limité dans son emploi à quelques indications ». (Savy et Delore).

Ce sont les observations qui ont servi à MM. P. Savy et P. Delore pour établir leur article : « Etude critique de l’action diurétique de la théobromine ». (Journal de Méd. de Lyon, 3 mars 1930, que nous allons relater et qui font l’objet du présent travail.

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