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COMMENTAIRE DU CAX IIQUE. 127

la Saa^esse même. Grâce lui fut donnée pour composer, sous la conduite de TEsprit-Saint, trois livres révélateurs de la Trinité : les Proverbes, où s'exprime la merveilleuse et inépuisable grâce du Père; VEcclésiaste, où se manifeste le Fils; le Cantique, pur don du Saint-Esprit. Ces trois livres forment un tout; le Cantique y met le sceau du Saint-Esprit.

Dieu a créé toutes choses, selon la parole du même Salomon (Sap. 9, 1). Par la bouche de Salomon, se fait entendre le Verbe, c'est-à-dire la Sagesse même, que Dieu enfanta avant les montagnes (Prov. 8, 25), et qui se révèle dans Tordre du monde. Cette Sagesse avait élu domicile en Salomon; elle n'est autre que le Christ, Fils de Dieu. Dans ce nouveau Cantique, elle prophétisa la révélation divine, pour qu'on la reconnût quand elle se produirait. Il est écrit aux Livres des Rois {3 Reg. 4, 32. 33) que Salomon composa 3.000 paraboles et 5.000 chants. D'une œuvre si vaste, il ne reste que le recueil assez court des Proverbes, VEcclésiaste, distribué en 708 versets, et le Cantique des Cantiques, comprenant trois cantiques en tout. Cependant l'Ecriture dit vrai, et le seul nom de Cantique des Cantiques montre que Salomon a condensé ici tous ses chants. Le texte des Proverbes témoigne (Prov. 25, 1) d'un choix opéré sous Ezéchias en vue de l'édification de l'Eglise; ce nouveau recueil fait suite à un recueil plus ancien. Dans le Cantique, l'Esprit dévoile l'économie de l'Eglise; la foi est nécessaire pour l'expliquer, et nécessaire pour l'entendre.

L'Epouse qui recherche le baiser de l'Epoux ^, c'est Israël, qui demande au Verbe la force de l'Esprit. Comme

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