‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 125 sur 210 · Cant., 1, 2; CC. (jms'm., 2, p · texte numérisé non relu

Cant., 1, 2; CC. (jms'm., 2, p

le vin réjouit le cœur, comme le lait réjouit les enfants à la mamelle, ainsi le lait des commandements divins doit-il réjouir les fidèles. Les deux Testaments sont les mamelles du Christ ; il faut y puiser, pour devenir un parfait témoin. Le parfum du Christ ^ c'est-à-dire le Verbe, embaume plus que tous les aromates; son nom est un parfum répandu. Comme le parfum contenu dans un vase scellé ne s'exhale point au dehors, ainsi le Verbe contenu dans le cœur du Père ne faisait point sentir sa douce influence; mais le jour où le Père l'engendra de son cœur, le Verbe répandit partout la joie, il inspira les oracles des prophètes, il remplit les âmes des justes, il mit en branle les volontés dociles, et conquit les indociles par le charme de son parfum. O homme! apporte un vase et approche, pour le remplir de ce parfum, non à dessein de le vendre trois cents deniers, comme eût fait Judas, mais recueille ce don gratuit, et verse-le par la foi sur la tète du Christ, afin d'attirer le Christ en toi. Ce parfum a réjoui tous les justes de l'Ancien Testament; désiré par Noé, Eber, Abraham, Jacob, Thamar, Joseph, Moïse, Aaron, Phinees, Josué, David, Salomon, Daniel, et les trois jeunes hommes de Babylone, il fut refusé à Cham, Nemrod, Ésaù. Le bienheureux Joseph 2 le désira, et devint conseiller de Dieu; la bienheureuse Vierge Marie le désira, et conçut dans son sein le Verbe. Quand Marthe (sic) répandit sur Jésus son parfum, Judas protesta, et dit qu'on aurait pu le vendre trois cents deniers.

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