‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 127 sur 210 · Cant., 1, 8; CC. grusin., 7, p · texte numérisé non relu

Cant., 1, 8; CC. grusin., 7, p

THÉOLO&JE DE SAINT HlfPOLYTE.

seule désormais salutaire. Que si elle s'y refuse, si elle ne veut point trouver place à droite, parmi les brebis du Christ, alors qu'elle prenne à gauche, qu'elle retourne à son troupeau, dans le voisinage de ces pasteurs que sont les rois de la terre !

Les coursiers attelés au char de Pharaon * figurent les Apôtres, attelés au char de l'Eglise. Ils le traînent avec ardeur, avec ensemble. Les quatre évangiles sont les roues de ce char. Là se réalise la vision d'Ezéchiel : il a vu près du char un lion, un cep de vigne ~, un homme et un aigle. Le lion répond à Mathieu, évangéliste du Christ-roi. Le cep de vigne répond à Luc : c'est le cep de vigne du grand prêtre. L'homme répond à Marc, il rappelle l'infirmité du Christ. L'aigle répond à Jean, évangéliste du Verbe, sublime en son vol. Il ne tient qu'à la Synagogue de s'atteler elle-même à ce char. La foi lui donnera ^ les charmes, la parure et la fierté d'une épouse. Le parfum de l'épouse est celui de l'ancienne Loi. Le Christ repose entre les deux Testaments, comme l'Époux entre les mamelles de l'épouse. Le Bien-aimé dans les vignes d'Engad ^ figure le Christ en croix. Engad est une localité sur les confins de la Judée, où la vigne croit avec le baume. Le baume exhale spontanément son parfum; mais la grappe doit pleurer sous le pressoir, pour exhaler son parfum et son suc.

Le Christ pleura sur le peuple; mis en croix, il exhala son parfum, qui monta de la terre au ciel, et il releva les

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