‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 128 sur 210 · Cant., 1, 14; CC. grusin., 13, p · texte numérisé non relu

Cant., 1, 14; CC. grusin., 13, p

COMMENTAIKE DU CANTIQUE. 131

hommes vers le ciel. — L'Epoux dit à répouse ^ : « Tu es belle! » c'est-à-dire il lui rend la beauté, en lui disant : « Tes péchés te sont remis ». L'épouse répond ^ : « Tu es beau »; beau parce qu'il est aimé; il le sera un jour de ceux-là même qui ne le connaissent pas encore. Gomme une reine d'abeilles, il groupera l'humanité : il est grand et méconnu, il est Dieu. 11 est beau : la grâce de son Esprit passe, comme un souffle rafraîchissant, sur la couche de l'épouse. Sous ces poutres de cèdre 3, qui figurent les Patriarches, sous ces lambris de cyprès, qui figurent les Apôtres, l'épouse prend conscience de sa propre beauté^; beauté exquise et mystérieuse, telle la beauté d'une fleur des champs et d'un lis de vallée, qui monte parmi les épines. Odorant entre les Prophètes ^, comme le fruit du pommier entre tous les fruits, le Christ appelle tous ceux qui souffrent, et d'abord les enfants de la Synagogue. La Synagogue répond*^, il les appelle à sa droite, pour y recevoir la greffe de l'Evangile ; il leur dit :' « Montrez-moi votre face, et que votre voix sonne à mes oreilles «, c'est-à-dire confessez hardiment mon nom. Ces petits renards s qu'il faut prendre, de peur qu'ils ne dévastent la vigne en fleurs, ce sont les hérétiques, d'après la prophétie (Ez. 13, 4; Jerem., Thren. 5, 18) et d'après le Christ luimême (Luc, 13, 32). On retrouve les traits de ces hérétiques dans les renards de Samson.

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