‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 144 sur 210 · Philosophiimena, 5, 8, p. 161, 10 s · texte numérisé non relu

Philosophiimena, 5, 8, p. 161, 10 s

. 5. Philosophumena, 6, 39, p. 305, 3 sqq.

grossière, où il est impossible de méconnaître un indice de la croyance populaire à la transmutation des éléments dans l'Eucharistie : ce que la foi montrait aux fidèles, l'hérétique avait imaginé de le rendre sensible aux yeux.

On pourrait grossir notablement ce recueil en y admettant les fragments d'une authenticité douteuse. Tels sont plusieurs fragments sur les Proverbes (Prov., 9, 1; 11, 30) i et sur le Cantique des cantiques (Cant. 1, 10; 2,3)2. Une moisson plus abondante serait fournie par les Canons d'Hippolyte, mais nous nous sommes interdit de recourir à cette compilation très suspecte ^.

Dans quelle mesure Hippolyte a-t-il développé la théologie du dogme eucharistique, nous ne saurions le dire. Pris dans leur ensemble, ces textes donnent l'impression d'un réalisme très ferme. La foi à la présence réelle forme le seul lien naturel entre ses assertions catégoriques sur le sacrement. Et quand il travaillait à fixer la date de la solennité pascale, Hippolyte avait conscience de la valeur éminente du sacrifice chrétien.

Entre toutes les œuvres d'Hippolyte, la plus populaire fut sans doute le Canon pascal, qu'on a retrouvé au

1. Ed. Achelis, p. 162 ; Cf. Migne, P. G., 10, G2<S. — Discussion ap. Struckmann, p. 216-220.

2. Bonwetscli, CC, p. 363. fragment arménien; Sludien, clans T. U., 16 2, p. 13. 19. (fragment slave) — Struckmann, p. 216 et 222.

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