‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 145 sur 210 · Voir ci-dessous · texte numérisé non relu

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4. Reproduction dans Migne, P. G., 10, p. 875 sq. — Cf. ibid., p. 885, Atiimadve7'sioi}es du P. Boucher S. J.; Biaxichmi, De Kalendario Caesaris et de Paschali canone Hippolyli dis&ertaliones duae, Romae, 1703 et 1704,

Champ Véran, gravé sur les flancs de sa statue. Aucune pourtant n'était condamnée à une plus prompte déchéance. Les chrétiens occidentaux avaient su un gré infini au chronologiste dont l'initiative les dispensait de recourir désormais aux Juifs pour connaître la date de leur grande fête ' : affranchis d'une nécessité humiliante, ils avaient accepté d'enthousiasme ce premier essai de concordance entre la période pascale et le calendrier romain. Cependant Hippolyte n'était rien moins qu'astronome ^ : il avait adopté sans examen Voctaétéride grecque, sans se demander si c'était là une base exacte pour le cycle pascal; toute son innovation paraît avoir consisté à placer bout à bout deux octaétérides, pour mettre en évidence une certaine loi, sur laquelle nous reviendrons; en sorte que le cycle qui porte son nom répond, non précisément à une période de seize ans, mais à une période de huit, ou, si l'on veut embrasser tout l'ensemble du système, à une période de cent douze ans. Nous avons signalé plus haut^ le vice de cette conception tout artificielle, vice qui dut apparaître aux observateurs attentifs dès avant la mort d'Hippolyte, et qui, en l'année 242/3, provoquait un essai de réforme ^ :

(reproduit iiarFabricius); do Rossi, Inscripllones christianae Urbis Romae, Prolegomena, p. lxxix-lxxxh ; Salmon, Some notes on Ihe chronology of HippolytusJIermulheaa, 1, 1873. p. 83 sq.; Cf. Hermathena, 8, 1892, p. 161-

1. Pseudocyprien, De Paxcha compidiis, 1 : Tanquam ignorantes quae sit dies Pascliae post Judaeos caecos et hebetes ambulare.

2. A cet égard bien inférieur à son contemporain Jules Africain, qui se montrait capable d'évaluer avec précision l'écart entre le mois solaire et le mois lunaire. Voir Salmon, Hermathena, 1, p. 100. — On se rappelle que dans les Philosophumena, 1, 12, p. 75, l'astronomie de Ptolémée est traitée avec le plus injuste mépris.

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