‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 152 sur 210 · Noms des grands prêtres · texte numérisé non relu

Noms des grands prêtres

17. Rois des Macédoniens depuis Alexandre, avec les années de leur règne.

18. Empereurs des Romains depuis Auguste, avec les années de leur règne.

Suit le programme de l'historien :

19. Comme il faut que le serviteur de la vérité soit prêt sur tous les points, j'ai cru devoir, mon cher frère, expliquer sommairement, d'après les saintes Écritures, des choses qu'il t'importe d'apprendre, afin qu'une brève exposition nous amenât promptement à l'exacte vérité que nous devons poursuivre, écartant les disputes ignorantes qui obscurcissent l'esprit et entravent ses progrès...

La Chronique sera donc une sorte d'encyclopédie à l'usage du chrétien instruit. Dans la réalisation un peu capricieuse de ce programme, on rencontre des titres et des développements inattendus ; on rencontre aussi les procédés de composition assez confus, familiers à Hippolyte, avec les mêmes formules stéréotypées de conclusion et de transition *.

Voici d'abord, sous le titre de B(6Xcç Ysvéaswç àv6pw':rwv,

1. Voir les exemples cités par M. Cuntz, dans l'appendice du livre de Bauer, p. 243, note 3.

LA CHRONIQUE DHIPPOLYTE. 163

une généalogie des premiers patriarches (22-42), empruntée à Gen., 5, et, pour la descendance de Sem, à Gen., 11, 10-16.

Puis un tableau ethnographique, intitulé Aia|jL£pia{;.ls ttJç Yfj; (43-201). Prenant pour base la généalogie des lils de Noé (Gen,, 10), l'auteur explique la distribution géographique des races, en supplémentant quelquefois le tableau de la Genèse *. Il ne s'arrête pas à justifier ses identifications ni ses suppléments, et pour cause, car les conjectures qu'il emprunte et celles qu'il y ajoute sont dues à des rapprochements arbitraires, plutôt qu'à une connaissance exacte de l'antiquité-. Il compte-^ soixantedouze langues à la confusion des langues, et soixante-dix peuples seulement ayant pris part à la construction de Babel : cette différence de chiffres, qu'on ne retrouve pas dans les autres écrits d'Hippolyte, s'explique par des emprunts à deux traditions divergentes * : tandis que la tradition juive comptait soixante-dix langues à la confusion, la tradition chrétienne, qu'Hippolyte suit partout ailleurs, en comptait soixante-douze. Il résume son enquête en dressant ^ la liste des soixante-douze nations distinguées par leurs langues après la dispersion.

1. C'est ainsi qu'il introduit dans l'ethnographie de la Genèse, c. 10, di- A-ers peuples : 116. les Phéniciens; 124, les Tripolitains; 164, les Perses; 176, les Indiens. Cf. Gen., 10, 14, 16. 17. 26.

2. Pourquoi les Romains sont-ils, ainsi que les Cypriotes, issus des Citiens? {Chron., 72-73), — Pourquoi les seuls peuples connaissant l'écriture sont-ils les suivants : Ibères, Latins (ou Romains), Espagnols, Hellènes, Mèdes, Arméniens? [Chron., Sl-82).

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