A. Bauer, p
5. Chron., 200. — Les peuples historiques qui n'ont pas trouvé place dans ce catalogue, sont rejetés dans le développement sur les colonies et sur les séjours des peuples.
Le Aia[xspiT;jLÔç n'a rien d'un travail scientifique; mais l'abondance des données qu'il renferme dans un cadre simple, sous une forme commode et populaire, lui attira beaucoup de lecteurs, et valut à la chronique une fortune supérieure à son mérite. Eusèbe, historien beaucoup plus sérieux, ne devait pas reprendre cette difficile question du partage des races, et sur ce point le champ resta libre à l'influence d'Hippolyte : elle rayonna sur une aire très étendue, et durant une longue série de siècles. On le copia souvent sans défiance; parfois aussi l'on s'occupa de le corriger, et nous voyons l'auteur du Liber generationis I élaguer certains suppléments d'Hippolyte, pour se rapprocher du texte de la Genèse ^
A cet essai ethnographique, dont l'Ecriture Sainte lui avait fourni le cadre, Hippolyte a cru bon de joindre un aperçu rapide sur l'histoire de la colonisation dans l'antiquité (202-223), et sur les séjours de divers peuples (224- 234).
Suit un catalogue de montagnes (234-235) et de fleuves (236-239). Dans ce nouveau domaine, nous retrouvons le vulgarisateur que nous avions appris à connaître sur d'autres questions. Il va sans dire que toute sa science lui vient des livres; et de nos jours, telle découverte a fourni la preuve authentique que des catalogues de fleuves et de montagnes, semblables à celui de la chronique existaient depuis longtemps-; Hippolyte n'a fait que les copier.
A plus forte raison en est-il ainsi du 11-y.liy.z'^r.q bx/.iarqc.
1. Voir Chron., 116 et 164; et les lacunes de Liber generationis I, aux endroits correspondants: Bauer, p. 70 et 86.
2. Voir Diels, dans Abhandlungen der Berlin. Akademie, 1904, p. 11, sur un papyrus géographique de l'époque ptolémaïquo. Bauer, p. 122.