‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 169 sur 210 · Ant., G, p · texte numérisé non relu

Ant., G, p

On leconnaîtra tous les détails de ce parallèle dans la revue qu'à la suite de saint Hippolyte nous allons faire des prophéties eschatologiques. Voici d'abord la prophétie de Jacob, concernant le lion de Juda' :

Le lionceau 2 dont parle le prophète (Gen. 49, 9) est le Christ, fils de Juda et de David selon la chair. Il n'est point né de la semence de David, mais sorti de sa tige, par l'opération du Saint-Esprit. Le repos du lion, c'est le séjour du Christ au tombeau. Et qui donc le réveillera, sinon Dieu le Père, qui ressuscitera son Fils d'entre les morts? Le sceptre ne doit pas sortir de Juda^ (Gen. 49, 10) jusqu'à ce que vienne l'attente des nations, c'est-à-dire le Christ qui doit descendre du ciel, armé de puissance : les chrétiens l'attendent, et déjà le contemplent par la foi. L'ânesse attachée à la vigne ^ (Gen. 49, 11), c'est cette partie de la nation juive qui doit adhérer au Christ, car il est la vraie vigne. L'ânon attaché au cep, c'est le peuple chrétien sorti de la gentilité. Juda lavera sa robe dans le vin 5 et son manteau dans le sang de la grappe : le Christ recevra le Saint-Esprit, avec l'investiture du Père, au bord du Jourdain ; puis sa chair sera mise sous le pressoir dans sa Passion; de son côté jailliront deux flots, du sang et de l'eau, où sont purifiées les nations, vêtement du Christ. L'allégresse du vin brille dans ses yeux** (Gen. 49, 12) : les yeux du Christ sont les prophètes'', qui, dans

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