CD., 4, 24, p. 24G
5. Allusions au péché originel, CD., 2, 28, p. 04, 22; Adv. Graec, 2, G5; In Gen. 3, 21, fragm. 6, éd. Achelis, p. 53.
6. CD., 2, 28, p. 04. 22 : ITwç to (ir, yevdiJLEvov çy^et çOaoTov àXXà ôtà x^ç itapaxo^; vïxpwôèv 7tà).iv î^toonotTiflÈv Suvâfxei GcoOoùv. àvaTTrifTîxai ;
7. In Balaam (\urn., 24,17,) p. 82 : "Iva Se ôetxQir) t6 auvaiAcpÔTspov ey^tov èv lauTw, Tyiv TE Toù 0£oû o'jffîav xai rÀjV i% àvQpwuwv, w; y.ai ô 'ATtô<7To).o; Xeyei, [XECTiTriÇ 0cOÙ xal àvÔpwTtwv, âvGpWTio; XptcrTÔ; 'iTiaoû;.
8. Ant., 4, p. 6, 22 : "Otto); <juyy.epâ<Ta; tô 6vr/tov f,[j.ûv aGy\i.(t x^ îauxoù Suvâjxst, xal (Ai^aç To cpôapxôv xoi à'fôipxw xai xô àaôevè; xw î(T-/upw cwcï) xôv aTtoXXujAEvov ctv6pu)7:ov.
9. Ant. 20, p. 19, 3 : Aià Ôavàxoy Ôâvaxov vixù)v ; CD., 2, 36, p. 112, 12 : "Iva ï)ix£î; ôià xoij 6avtxTou xoù oxaupoù aùxoû Çrjffwjxev ; 4, 57, p. 332, 9, etc.
l'eschatolocii: dhippolyte. 181
à plusieurs reprises par Hippolyto ', a trouve son expression la plus complète dans un beau développement du Traité sur le Cantique de Moïse (Dcut. 33, 26), que Théodoret a recueilli pour l'opposer aux monophysites - :
Celui qui par le premier homme, pélri de la terre, étant perdu et enchaîné dans la mort, fut arraché du fond de l'Hadès, celui qui descendit d'en haut et releva ce qui était en bas, l'évangéliste des morts, le rédempteur des âmes, la résurrection des corps au tombeau, était le même qui. pour secourir l'homme vaincu, a pris sa nature: Verbe premier-né, il visite dans (le sein de) la Vierge Adam, premier-homme; spirituel, il va chercher l'homme matériel dans le sein d'une mère ; éternellement vivant, il va chercher l'homme qu'une désobéissance a tué; céleste, il appelle en haut l'homme terrestre ; noble, il veut affranchir l'esclave par sa propre obéissance : cet homme tombé en poussière et devenu la pâture du serpent, il le transforme en fer, il le suspend sur le bois, il le rend maître de son vainqueur, et triomphe ainsi par le bois...
Ceux qui méconnaissent aujourd'hui le Fils de Dieu incarné, reconnaîtront, quand il viendra comme Juge en sa gloire, celui qui aujourd'hui soutTre outrage en son corps humilié.
En regard du premier avènement du Christ, dans la bassesse de notre chair et dans la douleur, avènement qui fut le principe de notre salut, voici l'avènement final, dans l'appareil triomphant du jugement. Objet d'espérance pour les chrétiens fidèles , et d'épouvante pour les pécheurs, cet avènement reparaît dans plusieurs des livres d'Hippolyte, entouré des circonstances qui doivent permettre d'en discerner l'approche. Nous nous attacherons particulièrement à la plus ancienne de ces descriptions, contenue dans le Traité du Christ et de l'Antéchrist;
1. M. J. Rivière, Le dof/me de la Itcdemplion, Paris, 1905, p. 126-130, montre bien ce qu'il y a d'inachevé dans la conception d'Hippolyte.
2. Ed. Achelis, p. 83; Théodoret, Eranistes,'2; P. G., 83, 173.
puis nous relèverons dans d'autres ouvrages des compléments et des retouches.
Quand Hippolyte écrivait son Traité du Christ et de V Antéchrist, le règne de Commode avait pris fin, et les premières rigueurs de Septime Sévère avaient jeté l'émoi dans l'Eglise. Les rivalités sanglantes qui se terminèrent en 197 par la défaite d'Albinus étaient sans doute passées, car on ne voit pas que l'empire fût sous la menace d'un démembrement ; par ailleurs on ne rencontre pas encore la trace du célèbre rescrit de 202, qui interdit sous des peines rigoureuses la propagande chrétienne, en même temps que la propagande juive. L'atmosphère où vit l'auteur est une atmosphère d'attente anxieuse, mais non encore de persécution aiguë. A l'intérieur de l'Eglise, on ne voit pas encore poindre les dissentiments qui éclateront plus tard entre Hippolyte et l'entourage du pape Zéphyrin, ni cette controverse sur l'inspiration de l'Apocalypse qui le mettra aux prises avec Caïus. Ces diA^erses raisons permettent de rapporter à la période 197-202, et très probablement aux environs de Tan 200, la composition de cet écrit'.
Le Commentaire sur Daniel dut suivre d'assez près, car l'émotion produite par le rescrit de 202 y paraît toute récente 2. L'auteur se réfère plus d'une fois^ au traité du Christ et de l'Antéchrist; la situation extérieure est plus aiguë qu'au temps de ce dernier ouA'rage; à l'intérieur de l'Eglise, ni la controverse trinitaire ni la controverse re-
1. Harnack, Chronoloyle der ACL., i, p. 214-215, avec Overbeck, Bardenhewer, Zahn, Bonwetsch, Achelis, Neumann, etc.
2. CD., 1, 15. 16. 20; 3, 20. 24. 31; 4, 51. — Cf. Neumann, Hippolylus von Rom, p. 63-66.
3. CD., 4, 7,^ p. 200, 1; 4, 13, p. 218, 13 sq., Cf. Ant., 52-53.
nr cHnisT f.t de l'antkchhist. 183
lative à l'Apocalypse n'est encore à l'ordre du jour ; mais déjà Ilippolyle constate avec amcrtum»' que le mérite supérieur est eu butte aux attaques de l'ignorance et de l'envie '. Selon toute vraisemblance, le Commentaire sur Daniel appartient à la période 202-204 -; les Capitula adi'. Caiuni à l'une des années suivantes.
Dans le Traité du Christ et de l'Antéchrist^ Hippolyte expose à un « IVère Théophile », qui l'a consulté, une doctrine qu'il ne tire pas de son fond, mais qu'il puise tout entière à la source des Ecritui-es ^
Le trait le plus marqué, dans la figure prophétique de l'Antéchrist, est, selon Hippolyte, l'intention diabolique d'imiter en tout le Fils de Dieu '".
Le Christ est appelé lion, l'Antéchrist également; le Christ est roi, l'Antéohrist également; le Sauveur a paru comme un agneau, lAntéchrist aussi paraîtra comme un agneau, bien qu'au dedans il soit un loup ; le Sauveur est venu au monde avec la marque de la circoncision , l'Antéchrist viendra de même ; le Seigneur a envoyé ses apôtres à toutes les nations, l'Antéchrist enverra aussi ses faux apôtres ; le Sauveur a réuni les brebis dispersées, l'xVntéchrist réunira aussi le peuple dispersé ; le Seigneur a donné un signe à ceux qui croient en lui, l'Antéchrist aussi donnera un signe aux siens : le Sauveur a paru sous la forme d'un homme, lAntéchrist viendra de même ; le Seigneur a ressuscité sa chair sainte et l'a présentée comme un temple, l'Antéchrist relèvera dans Jérusalem le temple de pierre.
1. CD., 3, 16. j). 104, lo : 'Hvîxa yâp xiç â?io; vevâ[jievo; yiw Ttapà 0£oy xTr.cTixat xai ooçwtejio; Tûiv â/Xwv £*jp£G^j, îOôî'w; îiâvTe; 7j£çtê).î7tôjj.£voi iiktoùcv TO'JTOv. StwxouTtv, 'j6piÇouffiv, àTi(AdiÇo''j(îiv , xaTa)a)ov(7'.v. ÈÇo'jOîvoyatv, ïva âv Tû-JTtû oô^(i)(jtv aÙTol ôTvat rt, jAr,0£v &vc£;.
•2. Harnack, C/ironologie der ACL., 2, p. 249-2.'Jl, et autres.
•j. Ant., .». p. 7, 11 sq : A:xa'.6v èijtiv ripiâc Èsa^ajtÉvou; aÙTwv xtov 9£;o)v rpaçûv èmoEiÇai oi' aÙTwv x.t./..