‹ La théologie de saint HippolyteChapitre 180 sur 210 · Ant · texte numérisé non relu

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aux coups de l'Antéchrist' (Dan. 11, 41). Ses triomphes sur trois royaumes-, Egypte, Libye, Ethiopie, seront le principe de son orgueil. De là il menacera Tyr, Béryte et Sidon (Is. 23, 4. 5). Il appellera les Juifs à lui'\ comme la perdrix appelle et usurpe une couvée étrangère (Jer. 17, 11). On le reconnaît dans l'Évangile sous les traits du juge d'iniquité (Luc. 18, 2-5), en d'autres endroits de l'Écriture sous d'autres traits^ (Jer. 4, 11; Is. 8, 6. 7 ; Mich. 5, 4). Il enverra outremerdes messages ''^ pour exciter ses adeptes à faire périr les saints. (Is. 18, 1. 2.) Cependant, à travers tous les orages, l'Église -■ vogue en assurance, car le Christ est à la barre.

Voici encore une figure de la dernière persécution*^. Cette femme revêtue du soleil (Apoc. 12, 1), c'est l'Église, investie des splendeurs du Verbe. La lune sous ses pieds, c'est la gloire céleste qui la rehausse; les douze étoiles de sa couronne, ce sont les Apôtres. En proie aux douleurs de l'enfantement elle crie (Apoc. 12, 2) : l'Église en effet ne cesse d'enfanter de son cœur le Verbe 9, que poursuit la haine des infidèles. Ce fils qu'elle met au monde (Apoc. 12, 5), futur pasteur de tous les peuples, c'est le Christ.

l.Ant.,:A.

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