Consl'U. Aposl
G. Canones Hippolyli, C, 1:5-47. Ed. Achelis, T. U., G, 4, p. 67, G8. — No-
LE SCHIS.MK I) IIIIM'OLYTI;.
retour (11' Sardaij^no, se tiouvail en possession du litre dr confesseur. C'est Hippolyte qui nous l'apprend ', avec toute sorte d'insiuiuitions malignes, faites pour donner à entendre que le titre était mal acquis. Tout le monde sans doute n'en jugeait pas ainsi, et le pape Victor moins que personne, puisque dès son pontificat nous trouvons Calliste, à Antium, pensionné par TEglise, non sans doute à i*aison de son indigence — il était dans la force de l'âge — mais à raison des services qu'il rendait.
Désigné par son titre de confesseur à l'attention du pontife romain, il conquit peu à peu une influence dont Hippolyte se montra jaloux, et qui provoqua une rupture entre ces deux hommes. Ce fut Forigine du schisme.
Hippolyte paraît avoir maintenu sa position schismatique sous les successeurs de Calliste : Urbain et Pontien; car dans les Philosophuinena ^ écrits après la mort de Calliste, il flétrit les héritiers de sa doctrine 2. Comme chef d'un petit groupe assez turbulent, il ne pouvait échapper à l'attention du pouvoir, et, lors de la persécution par laquelle il inaugura son règne, Maximin le Thrace le fit déporter aux mines de Sardaigne, en môme temps que le pape saint Pontien (235). Nous savons qu'en exil Pontien se démit d«' sa charge, et il y a lieu de croire qu' Hippolyte imita cet exemple. Ainsi paraît s'être éteint le schisme qui divisait l'Eglise depuis plus de quinze ans. A quelque temps de là,
ter 43 : Quando quis dignus est qui stot coraiii tribunal! proter fidem et alïiciatur poena propter Cliristuin, postoa autem indulgentia liber dimittitur. talis postea meretur frradum presbyteralem coram Deo, non secundura ordinationem quae fitab episcopo. Innno, confessio est ordinatio ejus.
1. Philosophumena, 9, 11, j). 4o6, 10 : Outo; È(xapxvpr,(iev êtiî 4>oy(7xtavoj ÈîiBpy.o'j ôvTO; 'PwfATi;* ô ôè Tpôno; Trj; avToû (laprupta; Toiôooe r\y.
2. Philosophumena, !(, 12, p. -1 IG, 5 : Kà).).t<7To;... ou 6ia[AÉv£i ta SioadxaXeîov çw).àffffov ta iÔTi xai Tr;v T:apâôo<Ttv.
les corps de Pontien et d'Hippolyte étaient simultanément inhumés à Rome, l'un au cimetière papal de saint Calliste, l'autre au cimetière dès lors appelé de saint liippolyte, sur la voie Tiburtine, et l'Église, oubliant tout le passé, honora l'une et l'autre mémoire i.
Nous allons passer en revue les questions théologiques agitées entre Hippolyte et Calliste, en comnu'uçant par la controverse de la Trinité.